Elle compte neuf facteurs sur quatre générations et plus d'un siècle depuis l'ancêtre Johann Heinrich Gräbner l'Aîné[1].
Il reste quatre[réf.nécessaire] clavecins de toute cette dynastie: un premier datant de 1722, qui aurait été joué par Wolfgang Amadeus Mozart[1] à Prague en 1787 lors de la création de Don Giovanni par Johann Heinrich l'Aîné; deux autres, datant de 1739[1] et de 1774[réf.nécessaire], par Johann Heinrich le Jeune, fils du précédent; et enfin un dernier, en 1782, par Karl August, fils du précédent[réf.nécessaire].
Malgré le laps de temps important, tous partagent de nombreuses caractéristiques communes, peu fréquentes en Allemagne mais évoquant la facture italienne (structure interne notamment) ou française (claviers inversés à touches plutôt étroites, disposition 2 × 8 ou 1 × 4 avec jeu de luth). Les plus anciens disposent de registres éloignés les uns des autres donc à sonorités bien individualisées. Ces instruments ont une pointe anguleuse, un piétement simple, une décoration de même: ce ne sont pas des objets d'apparat. Seuls les deux plus récents atteignent l'étendue classique de 5 octaves, Fa à Fa.