Grammaire d'unification
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Les grammaires d'unification (ou grammaires de contraintes) sont des grammaires formelles apparues à partir des années 1980 pour analyser le langage naturel.
Elles sont essentiellement caractérisées par le recours à des représentations syntaxiques sous forme de structures de traits. Ces structures de traits sont manipulées à l'aide de l'opération d'unification. Les grammaires d'unification sont facilement implémentables et donc bien adaptées au traitement automatique du langage naturel.
Le terme est ambigu. Il peut désigner n'importe quelle grammaire formelle qui utilise l'unification. L'accent est alors plutôt mis sur le formalisme. Ou bien il désigne les grammaires d'unification qui ont été optimisées pour formaliser une théorie linguistique particulière. C'est le cas par exemple de LFG et HPSG. L'accent est alors mis autant sur le formalisme que sur la théorie linguistique formalisée, au point que ces grammaires sont désignées comme des théories linguistiques[1].
Grammaires d'unification « généralistes »
Grammaires « spécialisées »
- grammaire syntagmatique guidée par les têtes (HPSG)
- Grammaire lexicale-fonctionnelle
- Grammaire syntagmatique généralisée
Quoiqu'elle n'utilise pas de structures de traits, la grammaire d'arbres adjoints est considérée comme une grammaire d'unification (spécialisée) car elle recourt à un formalisme assimilable à des structures de traits.
Les grammaires listées ici ont été déclinées en variantes. Par exemple HPSG a été déclinée en une version considérée par ses auteurs comme plus adaptée au japonais, Japanese phrase structure grammar (JPSG)[4].
