Grand orgue de l'église Saint-Eustache
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Grand orgue de l'église Saint-Eustache | ||
Buffet du grand orgue de l'église Saint-Eustache. | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région historique | Ile-de-France | |
| Commune | Paris I | |
| Édifice | Église Saint-Eustache | |
| Latitude Longitude | 48° 51′ 48″ nord, 2° 20′ 42″ est | |
| Facteurs | ||
| Construction | ||
| Reconstruction | 1989 par van den Heuvel | |
| Caractéristiques | ||
| Jeux | 101 | |
| Claviers | 5 (61 notes) et pédalier (32 notes) | |
| Tuyaux | ~8000 | |
| Rangs | 147 | |
| Transmission | Mécanique Barker | |
| Tirage des jeux | Électrique | |
| modifier |
||
Le grand orgue de l'église Saint-Eustache est l'orgue situé en tribune en fond de nef, à l'intérieur de l'église Saint- Eustache, dans le premier arrondissement de Paris. Il est l'œuvre du facteur d'orgue néerlandais van den Heuvel en 1989 sur un buffet de 1854.
Il est l'un des deux orgues de l'église, l'autre étant dans le chœur.
Description
L'église possède un orgue depuis le XVIe siècle, mais on ne dispose que de très peu d'informations sur sa composition d'origine. L'église avait été pourvue d'un orgue avant 1582, date à laquelle Mathieu de la Croix, son premier titulaire, fut inhumé « à l'un des côtés où se célèbre la messe de onze heures ». Son facteur était Antoine Josseline. Mathieu de la Croix fut le parrain en 1572 de Pierre Chabanceau de la Barre, futur organiste du roi. Le père de l'enfant, également prénommé Pierre, prit la succession de Mathieu de la Croix pour peu de temps. Ce fut ensuite au tour de Charles Saucié vers 1620 environ[1].
L'orgue de facture classique de Saint-Germain-des-Prés lui est ensuite attribué (XVIIIe siècle ?).
Remanié en 1844 sous l'égide de Charles Spackmann Barker alors contremaître de la manufacture Daublaine & Callinet, il est accidentellement détruit par le feu, peu de temps après son inauguration, par Barker lui-même lors d'un accord le . Il est reconstruit de 1849 à 1854 par le même Barker aidé de Charles Verschneider, pour le compte de Pierre Alexandre Ducroquet qui venait de racheter la maison Daublaine & Callinet[2]. Dès l'année suivante, Hector Berlioz y dirige la première exécution de son Te Deum et en 1866, Franz Liszt y fait jouer sa Messe de Gran[3].
En nombre de jeux (101 V/P), il est le cinquième plus grand orgue de France, derrière celui de la cathédrale Notre-Dame de Paris (115 V/P), celui de l'église Saint-Vincent-de-Paul de Marseille (105 V/P)[réf. nécessaire], celui de la basilique cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille (104 IV/P) et celui de l'église Saint-Sulpice de Paris (102 V/P)[4]. Mais en dimensions et nombre de tuyaux, il est le premier, devant ces quatre mêmes orgues.
