Guerre de mouvement (1914)
From Wikipedia, the free encyclopedia
La guerre de mouvement décrit les opérations militaires qui se sont produites au déclenchement de la Première Guerre mondiale, entre août et octobre 1914. L'expression est reprise par la suite pour d'autres conflits, en opposition au concept de guerre de position.
- Maintien du plan français d'attaques dans le Nord-Est :
- En Belgique, attaque allemande massive :
- Résistance des troupes belges combattant dans les intervalles des forts de Liège. C'est un fait inattendu pour les agresseurs allemands qui perdent huit jours dans l'exécution de leur plan visant à pénétrer en France au plus vite. Laissant les forts à leur destin (ils tomberont avec le général Leman, enseveli sous les ruines du fort de Loncin), l'armée belge se replie vers Anvers, préparé de longue date pour servir de réduit national dans la perspective d'un secours britannique. Après une victoire contre la cavalerie allemande à la bataille de Haelen. L'armée belge prend position dans le camp retranché d'Anvers, vaste position constituée de trois ceintures de forts. C'est de là que les Belges effectuent trois sorties, contraignant les Allemands à immobiliser 150 000 hommes (certaines sources disent 200 000) qui vont manquer à l'armée allemande lors de la bataille de la Marne.
- Les troupes françaises (Lanrezac), britanniques (French) et une division belge doivent reculer après les batailles au Sud de Mons et Charleroi.
Échec du plan allemand : la bataille de la Marne (6-12 septembre)
- Les armées alliées reculent dans l'ordre.
- Joffre prépare la bataille d'arrêt :
- Erreur de Von Kluck : Pour accélérer la manœuvre d'encerclement, il infléchit sa marche vers le Sud-Est et découvre ainsi le flanc droit de son armée qui crée dans le dispositif allemand une brèche, du fait de l'absence des troupes allemandes fixées en Belgique par la résistance de l'armée belge à Anvers.
- Situation habilement exploitée par le général en chef français Joffre et son état-major, cependant que le général Gallieni, commandant militaire de Paris, envoie au général Maunoury, commandant de la 6e armée sur l'Ourcq, le renfort d'une colonne d'infanterie transportée par des taxis parisiens.
- Attaque de la 6e armée sur le flanc allemand.
- Résistance de Foch dans les marais de Saint-Gond.
- Ouverture d'une brèche dans le dispositif allemand, ce qui oblige au repli.
- Recul allemand mais les armées françaises épuisées ne peuvent empêcher les allemands de s'installer sur une ligne Aisne-Champagne-Argonne.
- La bataille de la Marne marque l'échec du plan allemand et Moltke est remplacé par Falkenhayn.