Guet aérien armé

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En France, on parle de guet aérien armé ou « GAAR », pour désigner la veille aérienne préventive, soutes pleines[1] par les avions bombardiers d'eau.

En mission de GAAR, l'ABE suit un circuit préétabli, survolant les zones à risque, pour surveiller tout signe d'apparition ou de développement d'un incendie. S'il en détecte un (flamme ou fumée, annonciateurs avec probabilité élevée d'un feu naissant), il informe son COZ de rattachement et il effectue un largage, dont le but est d'essayer de « tuer » le feu avant son extension. Il a donc un double rôle de détection et d'action significative à délai minimum contre les éclosions.

Durant leur parcours les avions du GAAR peuvent être appelés à traiter des feux récemment établis :

  • qui auraient échappé à la vigilance d'un aéronef précédent, ou qui se seraient développés après son largage,
  • situés sur un front difficilement accessible, non encore traité par les autres ABE,
  • en protection d'une zone répertoriée (lotissement, camping, centre de vacances...) ou d'une équipe au sol menacée d'encerclement par les flammes (les hommes se réfugiant dans leurs camions-citernes forestiers).

Le GAAR et sa conséquence logique (abandon de l'ancienne doctrine selon laquelle les moyens aériens ne doivent être utilisés « qu'en présence de troupes au sol ») ont été officiellement proposés comme nouvelle méthode de lutte contre les feux de forêt par le capitaine de vaisseau E. Cucchi, commandant le Bataillon de marins-pompiers de Marseille, dans les rapports « feux de forêt » numéro 2200 IDSIS du et numéro 3362 du , adressés à M. le Préfet de la Région PACA, Préfet des Bouches du Rhône, cabinet DDSC.

Ils ont été développés et commentés dans le quotidien français Le Monde du , page neuf, sous le titre « Mieux utiliser les bombardiers d'eau », ainsi que dans la « Revue générale de sécurité » aujourd'hui disparue, no 25 (), no 65 () et no 77 ().

En 2020, la Sécurité civile française disposait de seize avions bombardiers d'eau, représentant une capacité de 112 000 litres[2]. Cette capacité a été portée en 2022 à 19 appareils.

Depuis , la base des ABE a déménagé de l'aéroport Marseille-Provence vers l'aéroport de Nîmes-Garons. Cette décision a été prise notamment en raison des contraintes que posent les décollages et atterrissages prioritaires, devenus problématiques sur la plate-forme aéroportuaire déjà bien chargée de Marseille. Les ABE ont rejoint la flotte d'hélicoptères de la Sécurité civile qui était déjà stationnée à Nîmes[3],[4].

PBY-5A

Notes et références

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