Fondé en 1834, il joue un rôle important dans la lutte aux maladies infectieuses amenées dans la ville en raison de l'importance de l'immigration et de l'activité du port de Québec au XIXesiècle. Plus tard, le bâtiment abritera un orphelinat connu sous le nom d'Hospice Saint-Charles et finalement un hôpital militaire.
Immigration et épidémies
Carte postale vers 1870 illustrant l'Hôpital de la Marine.
La première mission du bâtiment est de recevoir les milliers d'immigrants en provenance des îles Britanniques qui sont malades, entre autres du typhus. Il accueillait une partie des malades interceptés sur Grosse Île, alors lieu de quarantaine. Une aile supplémentaire est construite en 1856. L'année suivante, la Faculté de médecine de l'Université Laval en fait un centre d'enseignement clinique, interne et externe[2].
Hospice pour filles
L'Hospice Saint-Charles à la suite d'un incendie en 1927.L'Hospice Saint-Charles en 1936.
Vers la fin du siècle, l'activité du port décroit et l'Hôtel-Dieu de Québec redevient le principal hôpital de Québec. En 1890, les Sœurs du Bon-Pasteur acquièrent le bâtiment, qui devient un asile pour filles puis un orphelinat. L'établissement est nommé «Hospice Saint-Charles».
Le , à 10h30, un incendie dans l'hospice engendre la mort d'une trentaine de personnes, la plupart des fillettes[5].
L'édifice est démoli en 1962. Sa clôture en fonte est récupérée et transportée à Beauport devant le 484, avenue Royale, où elle est toujours visible[6].
Des artefacts sont trouvés sur le site en 2023 dans le cadre de fouilles archéologiques préalables à la construction du tramway de Québec[7].
123«Hôpital de la Marine [1834-1889]», sur Instruments de recherche archivistique de la BAnQ - Guide des archives hospitalières de la région de Québec 1639-1970 (consulté le )