Hôtel Descamps
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de Fontrailles
| Type | |
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| Destination initiale | |
| Destination actuelle | |
| Style | |
| Construction | |
| Commanditaire |
Devaux de Corné |
| Propriétaire |
Propriété privée |
| Pays | |
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| Division administrative | |
| Subdivision administrative | |
| Commune | |
| Adresse |
91 rue Nationale |
| Coordonnées |
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L’hôtel Descamps est un édifice construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il est situé dans la commune de Lectoure, dans le département français du Gers en région Occitanie.
L’hôtel Descamps est un des nombreux hôtels particuliers construits le long de la rue Nationale (axe principal de la ville, anciennement rue Royale puis rue Impériale). On accède alors au bâtiment via l’entrée d’honneur qui se trouve sur cette dernière, tandis que les communs donnent sur une rue parallèle, au sud, la rue de l’abbé-Tournier.
Histoire
L’hôtel actuel est construit sur l'emplacement d'un édifice plus ancien détenu par la famille Cère et loué à la famille de Fontrailles, qui donne alors son nom à celui-ci[1].
Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, un nouvel hôtel, de style classique, est construit pour le juge-mage Devaux de Corné[2]. On ignore aujourd'hui la date exacte de la construction de ce bâtiment, les études dendrochronologiques effectuées sur la charpente permettent d’évaluer l’abattage des arbres vers 1767, rendant la construction du bâtiment postérieure à cette date.
Le juge s'éteint en 1774, l'hôtel est acquis par Pierre de Goulard puis revendu en 1798 par ses héritières à Bernard Descamps, avocat à la sénéchaussée, député et ayant participé au procès du roi Louis XVI[3], qui, selon la tradition, a lui-même dessiné le garde-corps en ferronnerie qui surplombe le portail[4]. Il fait également réaménager, à son goût, les salons où il reçoit la société lectouroise.
Jusqu’au XXe siècle, de Bernard à son petit-fils Albert Descamps, député et maire de la ville, le salon Descamps est le salon républicain et bonapartiste, rivalisant avec le salon conservateur et royaliste de l’hôtel de Bastard-Castaing.
Vers 1900, on apporte une grande quantité de terre afin de réaliser le jardin et on construit, au sud, les deux bâtiments en sous-sol et une dépendance. En 1938, Nady Descamps, fille d'Albert Descamps et veuve sans enfants d'André Donnodevie, lègue toute sa fortune à son petit-neveu Henri Touzet, magistrat. Elle meurt en 1954 et la famille Touzet en fait sa résidence secondaire.
L'hôtel est vendu en 2007 et subit à cette occasion, une importante restauration durant deux ans.