Hôtel de Bonnefoy

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Destination initiale
hôtel de Jean de Bonnefoy
Destination actuelle
propriété privée
Construction
XIVe siècle ; vers 1513 ; XVIIe siècle ; 1729-1730
Patrimonialité
Hôtel du Capitoul Béringuier Bonnefoy
Tour de Berenguier Bonnefoy
Présentation
Destination initiale
hôtel de Jean de Bonnefoy
Destination actuelle
propriété privée
Construction
XIVe siècle ; vers 1513 ; XVIIe siècle ; 1729-1730
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
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L’hôtel de Bonnefoy est un hôtel particulier situé au no 19 rue Croix-Baragnon, dans le centre-ville de Toulouse. Il est construit dans le style de la première Renaissance toulousaine, dans le premier quart du XVIe siècle, vers 1513. Il conserve cependant des éléments plus anciens, avec des traces de fenêtres gothiques du XIVe siècle, comparables à celles de la Maison romano-gothique voisine.

La tour capitulaire de l'hôtel a été inscrite aux monuments historiques en 1950[1].

Façade sur la rue Croix Baragnon.

Au Moyen Âge, l'espace de l'actuel hôtel de Bonnefoy est occupé par une maison qui a sa façade principale et son entrée sur la rue Tolosane (actuel no 9). Elle appartient en 1477 au changeur Bertrand de La Jugie. Ce dernier, propriétaire de plusieurs demeures à Toulouse, est issu d'une riche famille locale, et un de ses ancêtres, Pierre de La Jugie, avait été capitoul en 1314.

L'immeuble entre par constitution de dot de la fille de Pierre de La Jugie, Cécile, dans le patrimoine de Bérenguier Bonnefoy (ou Bonnafède), capitoul en 1513-1514. Il fait construire, en 1513, sur la base de l’immeuble ancien, son propre hôtel particulier et la tour, privilège des capitouls à Toulouse. Par la suite, l’hôtel passe en 1548 à Jean de Bonnefoy, conseiller à la cour Présidiale, notaire et secrétaire du roi. Il était fils de Jean de Bonnefoy, seigneur de Montauriol, et d'Anne de Bernuy. En 1575, l'hôtel passe au frère de Jean de Bonnefoy, Jacques de Bonnefoy, co-seigneur de Montesquieu et capitoul en 1547-1548. En 1586, c'est Jean de Bonnefoy, issu du second mariage de Jean de Bonnefoy avec Marie de Sabatery, écuyer et seigneur de Villiers, qui en hérite.

En 1614, la veuve de Jean de Bonnefoy, Martres de Potier-Laterasse, et son fils, Jean, vendent l'hôtel à Simon de Labat, capitoul en 1611-1612. En 1622, après la mort de sa femme, Marie de Lesthing, il se retire et rejoint les dominicains. En 1634 c'est donc son fils Jean-Louis de Labat, avocat et capitoul en 1651-1652, puis en 1652-1653, qui en hérite. En 1652, il vend à Jean de La Clavière le corps de bâtiment en façade sur la rue Tolosane (actuel no 9), qui en reste alors définitivement séparé. Deux ans plus tard, il vend le corps de bâtiment de la rue Croix-Baragnon au marchand Pierre Martin Coulet.

En 1678, l'hôtel devient la propriété d'Henri Lacaze, seigneur de Montbel et co-seigneur de Colomiers, capitoul en 1679-1680. Le bien reste dans la famille Lacaze, puisqu'il est transmis en 1729, à Jean-Jacques Lacaze de Rochebrun, seigneur de Sapens, avocat au Parlement et capitoul en 1729-1730. Celui-ci fait ajouter son blason sur le tympan de la première fenêtre de la tour, et placer sa devise, « Uni suspiro », sur la porte du corridor.

En 1957, l'hôtel est acheté par Roger Amalric, avocat à Montauban et bâtonnier, qui entreprend dans les années suivantes la restauration de l’édifice. Celle-ci est récompensée en 1975 par la médaille des Toulousains de Toulouse. L'hôtel est resté dans cette même famille.

Description

Notes et références

Voir aussi

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