Haute Autorité des médias et de l'audiovisuel
autorité publique de régulation des médias au Tchad
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La Haute Autorité des médias et de l'audiovisuel (HAMA) est une structure publique tchadienne chargée de veiller au respect des règles déontologiques et de la législation en matière de technologies de l'information et de la communication, ainsi que de réguler l’accès et l’exercice de la profession de journaliste au Tchad[1],[2].
| Fondation | |
|---|---|
| Prédécesseur |
Haut Conseil de la communication (d) |
| Sigle |
HAMA |
|---|---|
| Type | |
| Forme juridique | |
| Domaine d'activité |
Régulation des médias |
| Siège | |
| Pays | |
| Langues |
| Effectif |
+9 membre (unité non prise en charge) |
|---|---|
| Président |
Dieudonné Djonabaye (depuis ) |
| Affiliation |
Réseau francophone des régulateurs des médias (d) |
| Site web |
Missions
Créée le , elle remplace le Haut Conseil de la communication (HCC)[3],[4]selon la loi n°19/PR/2003 du portant organisation et fonctionnement du HCC [5] .
La HAMA a pour missions de[5],[6],[7]
- veiller au respect des règles déontologiques et de la législation en matière d'information et de communication
- réguler l'accès et l'exercice de la profession de journaliste
- garantir la liberté de la presse et l'expression des opinions dans le cadre du respect des valeurs culturelles nationales, de l'ordre public et de la vie des citoyens
- réguler les rapports de communication entre les pouvoirs publics, les organes d'information et le public
- garantir aux associations l'accès équitable aux médias publics
- donner des avis techniques et des recommandations sur les questions touchant au domaine de l'information
- gère l'aide à la presse privée
- promeut l'excellence professionnelle par la formation et l'accompagnement
Composition
La HAMA est composée de 9 membres permanents désignés par le Président de la République, le Président de l'Assemblée nationale et d'un magistrat désigné par la Cour suprême dont les nominations sont entérinées par un décret du Président de la République[8] pour un mandat de 3 ans renouvelable une seule fois[5].Ils sont issus du monde la culture,
des arts et des lettres, des professionnels de la communication audiovisuelle et de la presse.
Fonctionnement
Pour assurer la permanence de la direction, la HAMA est dirigée par un bureau composé d'un président, d'un vice-président et de deux rapporteurs[9] .
Controverses
En , quelques jours avant des élections législatives controversées et boycottées par une partie de l'opposition, les médias en ligne se mettent en grève. Ils dénoncent d'abord l'interdiction faite par la HAMA aux médias en ligne de diffuser des contenus au format vidéo. Cette mesure est toutefois suspendue par la Cour suprême (en). Les médias privés (et les organisations comme l'association des éditeurs de la presse privée et le patronat de la presse tchadienne) protestent ensuite contre le non-versement de 300 millions de francs CFA, un versement annuel prévu par la loi. Les médias réclament aussi une aide supplémentaire pour la couverture des élections législatives. De son côté, la HAMA déclare ne pas non plus avoir reçu la subvention annuelle[10].