Henri Degré
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Jean Baptiste Henri Degré dit Henri Degré, né le à Drambon, et mort le à Ahuy[1], est un architecte-urbaniste français qui a participé activement aux transformations de Dijon durant le Second Empire et au début de la Troisième République.
Famille et formation
Henri Degré est le fils de Jean-Hubert Degré, maire de la commune de Drambon d'où il est natif et d'Anne Dauvé. Il entre à l’école nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1838 et sera élève d'Henri Labrouste[2]. Il s'installe ensuite sur Dijon et se marie avec Catherine Eugénie Bourgis le , la cérémonie étant officiée par l'adjoint au maire Adrien-Léon Lacordaire[3]. Ils auront deux enfants : Claude Pierre Albert Degré (1847-1935)[4], élève de Charles Laisné à l’école nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1867[5], architecte puis professeur à école nationale supérieure des beaux-arts de Dijon et Chevalier de la légion d'honneur[6], ainsi que Marie Marthe Degré (1853-1918)[7].
Carrière
A son arrivée à Dijon, il sera un temps associé à l'architecte Alfred Chevrot. En 1866, il participe au concours d'urbanisme pour le débastionnement de Dijon et dépose le projet "Le temps fait l'impossible". Il fera partie des lauréats avec les géomètres Jétot et Bachet et publiera la même année la "Deuxième brochure sur le débastionnement"[8]. A l'instar du baron Haussmann à Paris, il s'investit dans l'urbanisme de la ville et présente de nombreux projets qui seront réalisés, pour certains de son vivant ou repris en partie après sa mort pour d'autres comme[9] :
- La disposition des nouveaux boulevards, de nouvelles percées, rues, places ou squares.
- La construction d'un nouveau marché aux Jacobins
- L'aménagement du quartier Nord avec la publication de la brochure "Avenir de Dijon au point de vue des alignements" en 1851 [10],[11]
- Le transfert du cimetière au clos Lecomte, route d'Auxonne en 1867[12]
- Plan de la ville de Dijon et ses environs en 1867[13]
- Projet d'aménagement de la place Darcy avec l'ingénieur Louis-Clément Weinberger en 1869[14]
- Rapport sur la démolition du Château de Dijon en 1871
Il collabora ainsi à la transformation de Dijon avec l'hydraulicien Henry Darcy, les architectes : François Papinot, Arthur Chaudouet, Félix Vionnois, Adrien-Léon Lacordaire, Louis Belin, Albert Leprince ou encore Jean-Philippe Suisse et Charles Suisse. Il contribuera également à la renaissance des toits polychrome en bourgogne[15] lorsqu'il dessine en 1881 les plans, élévation et détails de l’hôtel de Frasans pour l’"Encyclopédie d’architecture"[2]. Il sera adjoint au maire de Dijon[5] et décèdera dans une maison d'Ahuy qu'il possède tout en étant domicilié au n°26 rue de la préfecture à Dijon dans la maison dite "Lambert"[1].