Henri d'Arbois de Jubainville
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| Directeur Archives départementales de l'Aube | |
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Philippe Guignard (d) Francisque André (d) |
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| Père |
Charles Joseph d'Arbois de Jubainville (d) |
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Paul d'Arbois de Jubainville (d) |
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| Distinction |
Marie-Henri d'Arbois de Jubainville, né à Nancy le et mort à Paris 14e le [1], est un historien, archiviste et celtologue français.
Fils d'un avocat, Henri d'Arbois de Jubainville naît le à Nancy, où il est élevé au séminaire. Il se destine d'abord à l'état ecclésiastique, mais abandonne rapidement cette voie et entreprend, à l'image de son père, des études de droit. Il entre enfin en 1847 à l'École royale des chartes, dont il sort premier de sa promotion en 1850 avec une thèse intitulée Recherches sur la minorité et ses effets dans la France coutumière au Moyen Âge[2].
Devenu archiviste paléographe, il est directeur des archives de l'Aube de 1852 jusqu'à sa retraite en 1880. En 1882, il devient le premier titulaire de la chaire de langue et littérature celtiques au Collège de France, où lui succédera Joseph Loth.
Henri d'Arbois de Jubainville devient membre résidant de la Société nationale des antiquaires de France en 1882, ainsi que de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1884, ayant pour parrains Alexandre Bertrand et Gaston Paris. Cette dernière institution le désigne, en 1896, pour faire partie du Conseil de perfectionnement de l'École nationale des chartes[2].
Distinctions
Le , Henri d'Arbois de Jubainville est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur. Le , il est promu au grade d'officier dans l'ordre, puis fait officier de l'ordre le [3].
Les -iacum gallo-romains
Henri d'Arbois de Jubainville est en particulier à l'origine de l'explication, aujourd'hui bien connue, des toponymes gallo-romains en -(i)acum, théorie qu'il expose dans ses Recherches sur l'origine de la propriété foncière et des noms de lieux habités en France. Dans ces toponymes, il voit exclusivement des appellations formées sur des noms de propriétaires fonciers, explication reprise entre autres par Auguste Longnon puis Albert Dauzat et Marie-Thérèse Morlet, du moins dans la plupart des cas. Il semble admis désormais que les noms de lieux en -(i)acum peuvent également être formés sur des noms communs (gaulois ou romans), comme c'était déjà le cas en gaulois où le suffixe -acon n'avait qu'une valeur adjectivale[4]. Ce changement relatif d'optique, initié par Marc Bloch, fut développé par Michel Roblin dans sa thèse de doctorat sur le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque[5]. Pour Pierre-Yves Lambert, spécialiste du gaulois, la théorie de d'Arbois de Jubainville reste cependant globalement valable.
Jugement postérieur
Si les travaux de d'Arbois de Jubainville permettent une meilleure connaissance en France des textes mythologiques celtiques, leur esprit et leur méthode sont empreints, selon Christian-Joseph Guyonvarc'h, de leur époque[6]. Ils sont notamment « entachés de positivisme et d'historicisme »[7].