Henri de L'Épinois
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| Comte romain |
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| Nom de naissance |
Henri Charles Ernest de Buchère de L’Épinois |
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| Enfant |
Paul de Buchère de l'Epinois (d) |
| Distinction |
Comte romain (Léon XIII) () |
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Henri de L'Épinois, né le à Senots, mort le à Castries[1], est un bibliothécaire et historien français.
Élève de l’École impériale des chartes, où il obtient le diplôme d’archiviste paléographe en 1857 avec une thèse intitulée Le Conseil du roi au XIVe siècle[2], Henri de L’Épinois entre à la Bibliothèque impériale, où il occupe un poste de conservateur au département des manuscrits[1].
Parallèlement, il écrit divers ouvrages d’histoire.
En 1861, le révérend père Theiner, préfet des Archives secrètes du Vatican, le charge de rendre accessible au public, par l’intermédiaire d’un livre[3], une partie de la documentation réunie pour son Codex diplomaticus dominii temporalis S. sedis. Le comte de L’Épinois rédige alors Le Gouvernement des papes et les révolutions dans les États de l’Église, qui paraîtra en 1865.
En 1872, il réunit en recueil[4] plusieurs articles précédemment parus dans la Revue des questions historiques[5], pour témoigner de son profond désaccord avec la méthode historique d’Henri Martin, dont plusieurs volumes des troisième et quatrième éditions[6] de l’Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu’en 1789, avaient obtenu des prix décernés par l’Académie française, par l’Académie des inscriptions et belles-lettres et même par les cinq classes de l’Institut, estimant surfaite la réputation de « monument national » qui s’attachait, à l’époque, à cet ouvrage et mettant en avant les erreurs et inexactitudes qu’aurait comportées cette œuvre, ainsi que le « léger bagage d’érudition » avec lequel, selon ses vues, Henri Martin aurait « entrepris un travail colossal, que toute une vie d’homme suffirait à peine pour conduire à bonne fin[4] ».
Le titre héréditaire de comte romain (non reconnu en France) lui a été attribué par le pape Léon XIII par un bref en date de 1881[7].