Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que cette famille s'appelait à ses origines de Bénavent et qu'il n'y a pas de preuves d'une origine commune avec les comtes de Rodez[1]. Que lors de sa réception aux honneurs de la Cour en 1784 sa filiation fut remontée à l'année 1278 mais il ajoute qu'elle n'est rigoureusement suivie que depuis l'année 1507[1]. Il écrit également que c'est lors de cette réception à Versailles en 1784 que Joseph de Bénavent se fit appeler comte de Rodez-Bénavent et écartela ses armoiries avec celles des comtes de Rodez[1]. Ses descendants continuèrent[1].
Cette implantation locale lui permet de remporter un succès dans l'Hérault aux élections de 1919, sur la liste d'union nationale de travail et de progrès appartenant au Bloc national[2].
Au cours de cette législature, il siège parmi les Indépendants de droite, un groupe parlementaire conservateur dominé par les sympathisants de l'Action française[3]. Il est également membre des commission de l'agriculture, commission des finances et commission des boissons, particulièrement en raison de son intérêt pour les questions agricoles et viticoles[2].
Aux élections de 1924, il figure à nouveau sur une liste du Bloc national, la liste d'union nationale et d'entente républicaine, mais la victoire du Cartel des gauches est trop marquée pour lui permettre d'être réélu[2].
A nouveau membre de la commission des boissons, il prend part à la discussion d'un projet de loi sur la viticulture. Il se fait également remarquer par ses propositions de loi pour améliorer la situation des domestiques[2].
Aux élections de 1932, il fait campagne pour «liquider la retentissante faillite du Cartel des gauches» et présentant son programme comme tendant «au progrès social par la prudence et l'ordre dans la sécurité». Il se pose également en représentant des intérêts des viticulteurs. Élu à nouveau contre Charles Rouch, il siège comme non inscrit et est membre de la commission des travaux publics et de la commission des boissons, intervenant dans la discussion de plusieurs projets de loi relatifs à la viticulture et au commerce des vins. Il dépose également une proposition de loi relative à l'organisation de la Chambres des métiers[2].
12345678«Henri de Rodez-Bénavent», dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
↑Jean Garrigues, «Le moment parlementaire de l’Action française : 1919-1924», dans L’Action française: culture, société, politique, Presses universitaires du Septentrion, coll.«Histoire et civilisations», (ISBN978-2-7574-2123-9, lire en ligne), p.243–253