Henry Wriothesley (3e comte de Southampton)
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Henry Wriothesley, 3e comte de Southampton, ( – ), est le fils unique de Henry Wriothesley, 2e comte de Southampton (en), et de Mary Wriothesley, comtesse de Southampton, née Mary Browne, fille d'Anthony Browne, 1er vicomte Montagu. Les deux poèmes narratifs de Shakespeare's, intitulés Vénus et Adonis et The Rape of Lucrece, ont été dédiés à Southampton, qui est généralement considéré comme le Fair Youth des Sonnets de Shakespeare.
| Lord-lieutenant du Hampshire | |
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| - |
| Comte de Southampton |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Church of St Peter, Titchfield (d) |
| Formation | |
| Père |
Henry Wriothesley (en) |
| Mère | |
| Conjoint |
Elizabeth Wriothesley (en) |
| Enfants |
Penelope Wriothesley (d) Lady Anne Wriothesley (d) James Wriothesley Thomas Wriothesley |
| Parentèle |
Thomas Arundell (beau-frère) |
| Membre de | |
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| Lieu de détention |
Tour de Londres (jusqu'en ) |
| Distinction |


Famille
Henry Wriothesley, né le à Cowdray House dans le Sussex, est le fils unique de Henry Wriothesley, 2e comte de Southampton (en), et de Mary Wriothesley, comtesse de Southampton, née Mary Browne, fille unique d'Anthony Browne, 1er vicomte Montagu et de sa première épouse, Jane Radcliffe, vicomtesse Montague[1]. Il a deux sœurs, Jane, qui meurt avant 1573, et Mary (née vers 1567–1607), qui se marie en avec Thomas Arundell, 1er baron Arundell de Wardour[2],[3],[4].
Après la mort de son père, sa mère se remarie tout d'abord le avec sir Thomas Heneage, qui meurt le Vice-Lord Chambellan. Puis, entre le et le , elle se remarie avec sir William Hervey (en). Elle meurt en [5],[4],[6].
Enfance
À la mort de son père le , Southampton, qui a alors huit ans, hérite des terres comtales et de ses revenus fonciers, évalués à 1 097 £ 6s par an. Sa tutelle et son mariage sont vendus par la reine à son parent, Charles Howard, pour 1 000 £. Selon Akrigg, Howard passe ensuite un second accord, dont on n'a pu trouver trace écrite, transférant à William Cecil, lord Burghley, la garde et le mariage du jeune comte, mais laissant à Howard le soin des terres. À la fin de 1581 ou au début de 1582, Southampton, huit ans, vient vivre dans la maison de Cecil dans The Strand[7].
En , à l'âge de douze ans, Southampton entre à St John's College de l'université de Cambridge[8], obtenant son M.A. le [9],[10],[11]. Son nom est inscrit à l'école de droit de Gray's Inn avant qu'il ne quitte l'université, mais il n'y est véritablement admis que le [12],[11].
Lors du seizième anniversaire de Southampton, le , lord Burghley inscrit son âge dans son journal, et en 1590, Burghley est en négociation avec Anthony Browne, le grand-père de Southampton, et avec sa mère, Mary Wriothesley, comtesse de Southampton, en vue du mariage du jeune comte avec Elizabeth de Vere, l'aînée des petites filles de Lord Burghley, la fille de sa fille, Anne Cecil, et de Édouard de Vere, 17e comte d'Oxford. Mais ce mariage n'est pas du goût du jeune comte, et selon le jésuite Henry Garnet, six semaines après ses vingt-et-un ans, en raison de son refus de lady Vere, le jeune comte paie 5 000 £ pour rupture de sa promesse de mariage[13],[14],[15].
En 1591, John Clapham, un clerc en chancellerie de Lord Burghley, dédie à Southampton un poème en latin, Narcissus, relatant la légende grecque de Narcisse, un beau jeune homme qui mourut par l'amour de lui-même. Selon Akrigg, Southampton passe alors le plus clair de son temps à la cour. Il fait partie de la suite de la reine lorsque celle-ci visite l'université d'Oxford à la fin , et qu'elle est glorifiée de façon excessive par un poème en latin écrit par John Sanford. En , Anthony Browne, le grand-père de Southampton meurt. Il avait été chevalier de la Jarretière. Des bruits courent que Southampton est nommé dans cet ordre, mais ce n'est qu'en 1603, sous le règne de Jacques Ier, qu'il est véritablement investi[16],[15],[17],[18].
Âge adulte
Amoureux de la littérature, il est le seul mécène connu de Shakespeare et, en 1593, ce dernier lui dédie le poème spirituel et érotique Vénus et Adonis .
Les relations tumultueuses de Southampton avec la reine culminent avec son implication dans la rébellion d'Essex en 1601. Il est condamné à mort, mais sa peine est commuée en perpétuité. Il n'est libéré que sous le règne de Jacques I.