Hermann Voss (historien de l'art)

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Décès
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MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hermann Georg August VossVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Hermann Voss
Fonction
Directeur de musée
Musée de Wiesbaden
-
Biographie
Naissance
Décès
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MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hermann Georg August VossVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Période d'activité
Autres informations
A travaillé pour
Collections d'Art d'État de Dresde ( - )
Musée de Wiesbaden (-)
Bode-Museum (-)
Musée des Beaux-Arts de Leipzig (-)
Kunsthistorisches Institut in Florenz (en) (-)
Adolf HitlerVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Directeur de thèse

Hermann Voss, né le à Lunebourg et mort le à Munich[1], est un historien de l'art allemand qui a joué un rôle majeur dans la spoliation d'œuvres d'art par le régime nazi.

Seconde Guerre mondiale

Hermann Voss obtient son doctorat d'histoire de l'art en 1907 sous la direction de Henry Thode, avec une thèse sur le peintre autrichien Wolf Huber (L'origine du style du Danube, un pan de l'histoire du développement de la peinture allemande. Leipzig : Karl Wilhelm Hiersemann (de), 1907).

Il occupe ensuite différentes responsabilités muséales : il est directeur du département de dessins du musée des Beaux-Arts de Leipzig (1912-1921), puis directeur adjoint du musée Kaiser Friedrich à Berlin (1922-1935), avant de diriger les collections du Musée régional de Nassau à Wiesbaden (1935-1945).

Sous le Troisième Reich, après le décès de Hans Posse, Hermann Voss est nommé en directeur du Sonderauftrag Linz, chargé de constituer les collections du Führermuseum en pillant de nombreuses œuvres d'art dans l'Europe sous domination nazie. Voss engage notamment Hildebrand Gurlitt à cet effet[2].

L'une des tâches de Voss consiste à s'emparer des œuvres d'art dit « dégénéré » auprès de leurs propriétaires juifs, en les vendant à bas prix à l'étranger, afin d'acquérir des œuvres plus conformes à l'idéologie nazie. Il est l'un des principaux acteurs du système de saisies et de ventes forcées[3].

Directeurs (administrateurs) et directeurs de musées

Directeur du musée, spécialiste de la peinture de la fin de la Renaissance et baroque, deuxième directeur du futur Führermuseum. Voss étudia l’histoire de l’art et la musique – suffisamment compétent dans les deux domaines pour ne pas savoir sur quoi se concentrer – ainsi que l’histoire (générale) aux universités de Berlin et de Heidelberg. Dès le début, Voss s’intéressa aux périodes négligées de l’art. Sa thèse, achevée en 1906 sous la direction de Henry Thode, portait sur l’art médiéval allemand, Wolf Huber et les débuts de l’école du Danube[4]. Voss se rendit en Italie pour écrire son habiliation où la culture italienne et (encore une fois) les aspects négligés de la fin de la Renaissance et du baroque le fascinaient. Lors de ses recherches à Florence, il identifia la statue de Saint Roch dans la Basilique de la Santissima Annunziata comme celle du sculpteur Veit Stoss[5]. Son article de 1908 sur sa découverte marqua ses débuts en tant que spécialiste de renom. Cela lui permit de bénéficier d’un poste bénévole au musée Kaiser Friedrich à Berlin (aujourd’hui le Bode-Museum)[6].

Redécouverte de Georges de La Tour

C'est grâce à sa sagacité que l’on doit la redécouverte de Georges de La Tour au XXe siècle, soit deux siècles et demi après sa mort[7].

Au Musée d'Arts de Nantes, deux tableaux en particulier retiennent son attention, deux nocturnes : un Reniement de saint Pierre et un Ange apparaissant à saint Joseph. Tous deux sont signés : G de La Tour, « peintre du XVIIe siècle sur lequel nous n'avons pas de renseignement » selon le musée.

L'association fait son chemin dans son esprit et il publie, en 1915, un court article dans le revue de Leipzig Archiv fürt Funstgeschichte[8]. Il y commente et rapproche le tableau intitulé Nouveau-Né et vu quelques jours plus tôt au musée des Beaux-Arts de Rennes et les deux tableaux de Nantes, les attribuant tous les trois à Georges de La Tour. Il fait également le lien entre ces œuvres et les publications des archives lorraines[9]. Parue en pleine guerre, sa note ne fait pas de bruit jusqu'à ce que Louis Demonts[10], conservateur du Louvre, en fasse mention dans La Chronique des arts et de la curiosité du [11].

En 1926, le Louvre achète L'Adoration des bergers, un tableau attribué au Hollandais Gerrit van Honthorst et dont l'attribution est rendue à Georges de la Tour par Hermann Voss[12].

Références

Source

Voir aussi

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