Hilarion N'dinga

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nationalité
Activité
peintre, sculpteur
Hilarion N'dinga
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
peintre, sculpteur
Mouvement
Site web

Hilarion N'dinga est un artiste peintre congolais né à Brazzaville le et mort le dans la même ville[1],[2],[3],[4].

Hilarion N'Dinga découvre la peinture alors qu'il a 12 ans[5]. Il est en partie formé par Guy Léon Fylla, l'un des premiers peintres de l'école de Poto-Poto installé comme indépendant, puis, après une rencontre avec Pierre Lods, participe aux activités du Centre d'art de Poto-Poto[6]. Opposé à l'embrigadement des artistes lors du passage du pays au marxisme-léninisme[6] il part se confronter à d'autres cultures artistiques à l'étranger, où il s'affranchit progressivement du style alors en vigueur à l'École des peintres de Poto-Poto[7], pour adopter un style qualifié de« populaire » au sein de l'art contemporain africain[8] Il a exposé dans plusieurs villes d'Afrique telles que Lomé au Togo en 1958 lors des festivités de l’autodétermination de la nation togolaise, ou à Abidjan, Côte d’Ivoire, en 1964 lors de l’inauguration de l’hôtel Ivoire, à Accra en 1966 et à Lagos en 1977.

Après sa mort, un espace culturel et une galerie Hilarion Ndinga ont été installés dans la maison de l'artiste[9], inaugurée le par le maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé. Cet espace culturel a pour but l'accompagnement des industries culturelles, contenu dans le programme de développement local de la ville de Brazzaville. Situé à Poto-Poto, l’espace culturel Hilarion Ndinga est un lieu de culture et de mémoire[5].

Le jour de son inhumation au Palais du parlement, le Président de la République du Congo Denis Sassou Nguesso a tenu à l'honorer de sa présence. Le ministre de la Culture, Jean-Claude Gakosso, a dit de lui : « Bohême dans l’âme, Hilarion Ndinga ira vivre au milieu de toutes les « Afriques » : Afrique du Centre, de l’Est, l’Ouest, jusqu’en Afrique du Nord. C’est ainsi qu’à son retour définitif au pays, après toutes ses pérégrinations, il est parfaitement polyglotte. En effet, il parlait couramment le sango, comprenait le mongo, taquinait le haoussa, pouvait suivre la palabre en fang et en diola et savait même avoir de la repartie en bambara et en sarakolé. »[10]

Dans son livre Hegel et la philosophie africaine - Une lecture interprétative de la dialectique hégélienne, Éditions Karthala, 2005, l'auteur Mèdéwalé-Kodjo-Jacob Agossou utilise sur sa couverture une œuvre d'Hilarion Ndinga, Méditation, huile sur toile dans Les peintres de l'esturaire, Karthala et Nicolas Bissek, 2001[11].

Dans la page culture du journal de Télé Congo du , l'artiste s'exprime sur les origines de la peinture au Congo, dans cet extrait, il dira ceci de la culture: « La culture est la base de toute société, la culture est même... le paramètre, sinon le vecteur de toute société, sans la culture on ne pas identifier quel est son origine, quel est sa projection, d'où vient-il? ou va-t-il? donc cette société à besoin de se faire un rétrospection, de retourner par l'esprit en arrière en considérant sa propre culture avant de se lancer dans le futur et voir si cette culture d'hier est présente dans sa vie d'aujourd'hui et c'est ça mon combat[12]. »

Bâtiments décorés par Hilarion N'dinga

Galerie Hilarion N'dinga

Références

Related Articles

Wikiwand AI