Histoire ancienne jusqu'à César et Faits des Romains

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Artiste
Jean Fouquet et atelier (attribution)
Date
vers 1470-1475
Technique
enluminures sur parchemin
Dimensions(H × L)
45 × 33 cm
Histoire ancienne jusqu'à César et Faits des Romains
La fuite de Pompée après la bataille de Pharsale
Artiste
Jean Fouquet et atelier (attribution)
Date
vers 1470-1475
Technique
enluminures sur parchemin
Dimensions (H × L)
45 × 33 cm
Format
5 miniatures isolées
No d’inventaire
RF4143, RF5271, RF29493, RF29494 ; RP-T-1889-A-1943
Localisation

L'Histoire ancienne jusqu'à César et Faits des Romains constituent un ancien manuscrit enluminé réunissant deux chroniques médiévales d'histoire ancienne dont il ne subsiste plus que 5 feuillets isolés. L'ancien manuscrit a peut-être été enluminé par Jean Fouquet dans les années 1470-1475 à Tours. Quatre feuillets sont actuellement conservés au musée du Louvre et un autre au Rijksmuseum Amsterdam.

Les cinq feuillets proviennent d'un manuscrit qui réunissait deux compilations médiévales en ancien français remontant au début du XIIIe siècle : l’Histoire ancienne jusqu'à César qui contient des textes de la Genèse à Jules César inspirés de l’Histoire contre les païens de Paul Orose et les Faits des Romains, qui contient des textes de Lucain, Suétone et Salluste. Ces deux textes ont été copiés à de multiples reprises jusqu'à la fin du Moyen Âge notamment dans des ouvrages enluminés. Le commanditaire de ce manuscrit n'a pu être identifié. Selon Claude Schaefer, les initiales LG apparaîtraient dans le grand dais de la scène du Couronnement d'Alexandre, qui renverraient à Laurent Gyrard, gendre d'Étienne Chevalier et mécène de Jean Fouquet. Cependant, les autres historiens de l'art contestent la présence de ces lettres[1].

Dès le XVIIe siècle, les feuillets sont déjà découpés. Il est en effet courant à l'époque de détacher les plus belles illustrations d'un livre pour en faire des peintures autonomes, a fortiori lorsqu'elles sont de qualité et que l'ouvrage est abimé. Ils sont localisés alors aux Pays-Bas, des paginations en néerlandais ont en effet été ajoutées à cette époque pour les faire figurer dans un portefeuille, sans suivre l'ordre du manuscrit original. Au XIXe siècle, les 4 feuillets actuellement au Louvre sont en Irlande, appartenant à William Horatio Crawford, un riche brasseur et collectionneur installé à Cork. Lors de sa vente après décès en 1891, les feuillets sont acquis par le bibliophile anglais Henry Yates Thompson. Ils sont exposés au musée du Louvre une première fois en 1904 à l'occasion d'une exposition sur les Primitifs français. Ils sont ensuite acquis par le musée en plusieurs étapes : le Couronnement d'Alexandre et la Bataille à l'occasion de ventes en 1912 (par l'intermédiaire de Maurice Fenaille) et 1921 (par l'intermédiaire des Amis du musée du Louvre), puis les deux derniers à l'occasion d'un legs effectué en 1946 par la veuve Thompson selon les vœux de son mari. Le feuillet d'Amsterdam est acquis par le Rijksmuseum chez l'antiquaire Frederick Müller à Amsterdam en 1889[2].

Attribution des miniatures

C'est le collectionneur anglais Henry Yates Thompson qui voit pour la première fois la main de Jean Fouquet dans les quatre miniatures qu'il détient alors et qu'il publie dans une petite monographie datée de 1903. Le conservateur des peintures du Louvre Paul Leprieur confirme cette attribution et contribue à leur exposition en 1904 puis leur acquisition par le musée. Cette attribution n'a jamais été contestée pendant un siècle[2].

En 1940, l'historien de l'art allemand Klaus Perls (en) propose de rattacher la miniature du Rijks au même manuscrit que les quatre miniatures du Louvre. Elle est de la même dimension, avec une disposition du texte et des décorations très proches et contient la même numérotation en néerlandais. Cependant, selon l'historienne de l'art Nicole Reynaud, le verso de cette miniature contient une version de l'Histoire ancienne qui n'est pas la même que celle présente dans le manuscrit de Fouquet. Selon elle, il semblerait étrange qu'un même manuscrit contiennent deux versions d'un même texte mélangé. Par ailleurs, le style de la peinture diffère elle aussi. D'une qualité moindre, la composition de l'image contient un ensemble de plusieurs scènes anecdotiques contrairement aux autres images dont la composition est centrée sur un seul sujet[3].

En 2003, à l'occasion de la rétrospective consacrée à Fouquet, François Avril conteste à son tour l'attribution des miniatures au maître. Selon lui, ces miniatures tardives dans son œuvre, se rapprochent dans le style de celui d'un suiveur de Fouquet et probablement son fils appelé selon le nom de convention de Maître du Boccace de Munich (Bibliothèque d'État de Bavière, Cod.Gall.6), qui est aussi l'auteur selon lui des miniatures des Antiquités judaïques (BNF, F.247 et NAF 21013). Il observe ainsi de nombreux points communs entre les trois manuscrits ce qui lui fait dire que les cinq miniatures de l'Histoire ancienne sont de la main de ce suiveur de Fouquet[1]. Cette attribution est contestée par d'autres historiens de l'art dont Nicole Reynaud qui confirme la main de Fouquet dans les miniatures du Louvre[3].

Description

Voir aussi

Notes et références

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