Histoire des Provinces-Unies

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L’Histoire des Provinces-Unies est celle de la rébellion des habitants des provinces septentrionales des Pays-Bas espagnols face au régime castillan de Philippe II d'Espagne et de la création d'une république des sept provinces unies décentralisée par l'union (Union d'Utrecht de 1579) de la Hollande, la Zélande, l'Utrecht, le Brabant, les Flandres, l'Overijssel, la Groningue (officiellement Stad en Land), le Gueldre, la Frise et des territoires tombant juridiquement sous leur gouverne ; la Flandre et le Brabant seront ultérieurement reconquis par les forces espagnoles. Suit l'expansion coloniale et commerciale extraordinaire (le siècle d'or) de cette nouvelle puissance maritime en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Afrique et surtout en Asie au XVIIe siècle. Cette république dut, à maintes reprises, faire face aux volontés belliqueuses des monarchies voisines. Outre l'Espagne, l'Angleterre (puis le Royaume-Uni au XVIIIe siècle) et la France entrèrent en guerre contre la jeune république afin de mettre fin à la domination commerciale des Provinces-Unies. Peu à peu, son dynamisme et son influence diminuèrent lorsque l'essor maritime britannique la supplanta. Finalement, la Révolution française et ses actions extérieures mena au renversement de la république marchande des Provinces-Unies pour instaurer la République batave.

Avec la propagation des idées de la Réforme luthérienne puis celle de Jean Calvin, le rapport entre les anciennes provinces bourguignonnes et Philippe II d'Espagne se tend. Guillaume le Taciturne (Maison d’Orange-Nassau), éminent luthérien, qui avait été nommé stathouder (lieutenant) par Charles Quint en Zélande, Hollande et Utrecht (jusqu’à sa résignation en 1567), prit une position favorable à la résistance populaire contre les tentatives de centralisation castillane. Dès lors, il fomente la lutte armée contre celles-ci.

Face à la venue de Ferdinand Alvare de Tolède, duc d'Albe, ayant pour mission d’instaurer l’Inquisition et de réduire les prérogatives locales administratives et fiscales, les calvinistes et les bourgeois se braquent. Les exactions religieuses débutent avec le « conseil des troubles » instauré à Bruxelles. Ces agissements polarisent l’opinion publique et politique (habituée à une large autonomie depuis le règne bourguignon) et aident la cause de la rébellion contre la Couronne. Les Gueux, habiles marins originaires majoritairement des provinces septentrionales, sous le commandement de Guillaume de la Marck, frappent l'imagination en 1572, défaisant les forces espagnoles lors de la prise de La Brielle, petit port fortifié de Hollande. Cet exploit encourage d’autres bourgs des provinces septentrionales à expulser l’occupant hors de provinces de Zélande, de Hollande et d’Utrecht. L’année suivante, Guillaume le Taciturne est proclamé stadhouder (chef des forces armées) des provinces libérées et se convertit officiellement au calvinisme. Le mécontentement généralisé force le retrait du duc d'Albe en 1574 alors que le siège de Leyde est contrecarré par les Gueux de la mer. Les successeurs au duc d'Albe parviennent à en venir à un accord (Pacification de Gand de 1576) avec les États généraux, représentant alors les dix-sept provinces des Pays-Bas, qui permet l'espérait-on, une plus grande tolérance religieuse et le statu quo quant aux mesures centralisatrices.

Pourtant, Philippe II s’obstine à appliquer une politique fiscale centralisatrice et spirituellement homogène à son royaume, désavouant implicitement ainsi l'accord de Gand. Le duc de Parme, Alexandre Farnèse, est donc chargé de reprendre le pays subversivement; les combats reprennent de plus belle. Partant du Luxembourg, les armées espagnoles reprennent le terrain tout en s’assurant de la conversion des sujets réformés à l’Église catholique. Un flot d’immigrants religieux se hâte alors vers le nord, renforçant ainsi le visage calviniste des provinces septentrionales et accentuant le catholicisme du sud. Les États généraux fuient aussi vers Anvers puis Delft. Jouant de la méfiance des catholiques envers les protestants, le duc de Parme orchestre l’Union d'Arras de 1579 où les provinces francophones méridionales reconnaissent officiellement la souveraineté de Madrid. En réaction à cette machination politique, les provinces du nord toujours libres (Hollande, Zélande, Utrecht, Brabant, comté de Flandre, Overijssel, Groningue, Gueldre, Frise, et leurs dépendances) forment l’Union d'Utrecht la même année. Le processus d’émancipation politique est complété en 1581 avec l’Abjuration de La Haye qui ne dépose pas officiellement le roi d’Espagne comme souverain légitime des Pays-Bas mais stipule plutôt que par ses exactions, celui-ci a volontairement abandonné les Pays-Bas. Alors que Guillaume le Taciturne est assassiné en 1584, les combats se poursuivent au profit de l’Espagne qui réussit à reconquérir la Flandre et le Brabant qui doivent accepter leur rattachement aux Pays-Bas espagnols. Lorsqu’une trêve est finalement signée entre les États généraux des Provinces-Unies et l'Espagne en 1609 (orchestrée par l'Avocat des États de Hollande Oldenbarnevelt), seules les sept provinces septentrionales et leurs dépendances (les Pays de la Généralité) demeurent étant donné la reconquête de la majeure partie de la Flandre et du Brabant.

Le siècle d'or 1609-1713

XVIIe siècle jusqu'au traité d'Utrecht de 1713 en passant par le rampjaar de 1672.

Le XVIIIe siècle du déclin

Les troubles des patriotes bataves

La période révolutionnaire française

Voir aussi

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