Histoire philatélique et postale de Monaco
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L'histoire philatélique et postale de Monaco remonte à la fin du XVIIe siècle avec l'ouverture du premier bureau de poste monégasque, et son premier timbre (5 centimes) émis en 1885.
Un premier bureau postal est ouvert à Monaco à la fin du XVIIe siècle [1].
La Révolution française a eu de fortes répercussions à Monaco qui devient une République libre et indépendante (avant d'être rattachée à la France dans le département des Alpes-Maritimes). Le système postal français entre en vigueur. Ceci se traduit par l'apparition de marques postales linéaires[2].
| Marque port du | Marque port payé | Marque déboursé | Date | remarques |
|---|---|---|---|---|
| 78 MONACO | 1793 | En noir et en rouge | ||
| Municipalité de FORT-HERCULE | 1793 | marque manuscrite | ||
| 85 Fort-Hercule |
1794 | |||
| 85 MONACO | P. 85. P. MONACO |
manuscrit | 1793 / 1797 | |
De 1860 à 1886, Monaco a été sous administration française. Les timbres français y ont été utilisés et notamment les types Napoléon III, Cérès, et Sage.
Les cachets de type français ont été utilisés, et par exemple :
- Losanges petits chiffres numéros 4220 (pour Menton qui était monégasque jusqu'au ) et 4222 pour Monaco proprement dit.
- Losanges gros chiffres numéro 2387.
- Daguin jumelé.
Le musée des timbres et des monnaies de Monaco est créé en 1995[3]. Le Club de Monte-Carlo de l'élite de la philatélie se forme en 1999 pour représenter la philatélie de prestige dans la principauté[4].
En 2000, la justice s'intéresse à un commerce de blocs-feuillets édités par la principauté mais sans valeur d'affranchissement qui aurait été vendus à des collectionneurs bernés, un commerce dont les revenus pour l'État princier entre 1991 et 1996 sont estimés à 14 millions de francs[5]. Il s'agissait de blocs feuillets non-dentelés et non-commercialisables vendus officieusement par des proches du prince à des prix astronomiques sur le marché noir[6]. La cote des blocs feuillets concernés a chuté suite à l'éclatement de l'affaire[7].