La cause de dents manquantes isolées reste incertaine, mais elle semble associée à des facteurs génétiques ou environnementaux au cours du développement dentaire. On a rapporté que le nombre de cas augmentait avec l'âge maternel, le faible poids de naissance, les naissances multiples et l'infection par le virus de la rubéole pendant la vie embryonnaire.
Il existe une corrélation possible entre agénésie dentaire et innervation. [2] [3] [4] [5] [6] Une relation a également été postulée entre anomalies du tronc cérébral et la présence d'une agénésie [7].
L'hypodontie est souvent familiale et peut également être associée à des troubles génétiques comme le syndrome de Christ-Siemens-Touraine (dysplasie ectodermique) ou le syndrome de Down. l'hypodontie peut également être observée dans les cas de fissures labiales et palatines.
Parmi les autres causes possibles on peut citer des causes génétiques, hormonales, environnementales et infectieuses.
Des causes génétiques impliquent les gènes MSX1, PAX9, AXIN2 et EDA. [8] [9] En outre la fréquence accrue des hypodonties chez les jumeaux et chez les jumeaux de faible poids de naissance suggère que l'environnement au cours de la grossesse sont responsables d'hypodontie. [11] [12]
L'étiologie peut être due à des défauts hormonaux : Hypoparathyroïdie idiopathique et pseudohypoparathyroïdie [13] [14] Cette possibilité peut dépendre d'une candidose (candidose, syndrome endocrinopathie candida) [15] [16] [17].
L'environnement peut jouer un rôle avec l'exposition aux PCB (ex. dioxine) [18], [19] [20] aux rayonnements, [21] [22] [23] [24] aux agents de chimiothérapie [25], l'exposition aux agents allergisants [26] et de syndrome de Lyell [27].
Parmi les causes infectieuses d'hypodontie, on citera la rubéole [28] et la candidose [29]
Le Journal de l'Association dentaire américaine a publié des données préliminaires suggérant une association statistique entre hypodontie des dents permanentes et cancer ovarien épithélial (COE). L'étude montre que les femmes ayant un COE sont 8,1 fois plus susceptibles d'avoir une hypodontie que les femmes sans COE. Elle suggère donc que l'hypodontie puisse servir de « marqueur » pour le risque de COE chez les femmes [30].