École nationale supérieure Mines-Télécom Lille-Douai

école d'ingénieurs composante de l'Université de Lille From Wikipedia, the free encyclopedia

L'École nationale supérieure Mines-Télécom Lille-Douai[1] (ou selon son nom d'usage IMT Nord Europe[2]) est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) et l'une des 204 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[5].

Fondation
2017[1] par fusion des Mines de Douai (fondée en 1878) et de Télécom Lille (fondée en 1990).
Nom officiel
École nationale supérieure Mines-Télécom Lille Douai
IMT Nord Europe[2]
Régime linguistique
français, anglais
Faits en bref Fondation, Type ...
École nationale supérieure Mines-Télécom Lille-Douai
Logo d'IMT Nord Europe.
Histoire
Fondation
2017[1] par fusion des Mines de Douai (fondée en 1878) et de Télécom Lille (fondée en 1990).
Statut
Type
Nom officiel
École nationale supérieure Mines-Télécom Lille Douai
IMT Nord Europe[2]
Régime linguistique
français, anglais
Directeur
Céline Fasulo
Devise
IMTomorrow
Membre de
Site web
Chiffres-clés
Élèves
2 268
Enseignants-chercheurs
132[3]
Budget
59 000 000 €[4]
Localisation
Pays
Campus
Lille (Villeneuve d'Ascq), Douai, Valenciennes, Dunkerque, Alençon
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Europe
(Voir situation sur carte : Europe)
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Géolocalisation sur la carte : Nord
(Voir situation sur carte : Nord)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
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Elle est rattachée au ministère de l'Économie et des Finances, chargée de l'industrie et du numérique.

École publique généraliste, elle résulte de la fusion en 2017 des deux grandes écoles d'ingénieurs Mines Douai et Télécom Lille.

Elle est située dans le Nord de la France partagée entre différents campus : le site de Douai, la Cité scientifique de l'université de Lille (Villeneuve-d'Ascq, Métropole européenne de Lille), le site de Valenciennes (géré par InGHenia), le site de Dunkerque et le site d'Alençon (ISPA).

L'école est affiliée à l'Institut Mines-Télécom et à l'université de Lille. Elle est membre de la Conférence des grandes écoles et du Collegium des grandes écoles de Lille[6] qui regroupe les huit grandes écoles publiques de la ville de Lille (Arts et Métiers, Centrale Lille, IMT Lille Douai, ENSCL, ENSAIT, ENSAPL, École supérieure de journalisme de Lille et Sciences Po Lille).

Présentation

Histoire

L'École nationale supérieure des mines de Douai est créée en 1878.

Télécom Lille est créée en 1990.

En 2012, l'Institut Mines-Télécom est créé, réunissant les écoles des mines et les écoles des télécommunications. La fusion des Mines de Douai et de Télécom Lille est finalement réalisée le .

En 2021, l'école change de nom pour devenir IMT Nord Europe représentant la diversité de ses campus et se trouvant aux portes du nord de l'Europe.

Identité visuelle

Logo de l'Institut Mines-Télécom Nord Europe

C'est à la suite de la fusion que l'école adopte son nouveau logo, signe de son appartenance à l'Institut Mines-Télécom[7].

Enseignement

IMT Nord Europe délivre jusqu'en 2022 les diplômes d'ingénieurs dispensés respectivement par Mines Douai et Télécom Lille[1]. À partir de 2018, les élèves qui intègrent l'école suivent un cursus unique d'ingénieur généraliste ou des cursus par apprentissage menant à des diplômes d'ingénieurs de spécialité[8]. Les premiers diplômés du cursus ingénieur généraliste d'IMT Nord Europe sortent de l'école en 2021.

Recrutement

Post-bac

L’école recrute les élèves issus d’un baccalauréat général via le Concours Geipi Polytech pour intégrer le Cycle Préparatoire IMT Nord Europe d’une durée de deux ans.

A l’issu du Cycle Préparatoire, les élèves ont la possibilité de rejoindre le Cycle Ingénieur Généraliste ou l’un des Cycles Ingénieur de Spécialité de l’école.

Post-CPGE

Pour la filière Ingénieur Généraliste, la majorité du recrutement s’effectue auprès des étudiants ayant réalisé une classe préparatoire aux grandes écoles scientifique. Le recrutement se fait sur la banque de notes du concours commun Mines-Ponts via le Concours Mines-Télécom.

Le concours Mines Télécom offre également la possibilité de rejoindre l’école en tant qu’Élèves-Ingénieurs de l'Industrie et des Mines (EIIM). Il s'agit d'un corps d'élèves fonctionnaires de l'État, salariés du Ministère chargé de l'Industrie. Héritage de l'école des Mines, IMT Nord Europe est la seule école à proposer ce titre après une classe préparatoire.

A l’issu d’une Classe Préparatoire aux Grandes écoles il est également possible de rejoindre l’un des cursus Ingénieur de Spécialité par apprentissage via une candidature par dossier sur une plateforme commune à plusieurs écoles du groupe IMT : https://alternance.imt.fr/

Post BUT/ Licence ou BTS

Sur la filière généraliste, des places sont également ouvertes via l'admission sur titre pour des élèves de BUT, L3, M1 ou venant d'écoles ou d'universités françaises ou étrangères (recrutement via Campus France).

A l’issu d’un BUT, d’une Licence ou d’un BTS il est possible de rejoindre l’un des cursus Ingénieur de Spécialité par apprentissage via une candidature par dossier sur la plateforme : https://alternance.imt.fr/

Formation

Ingénieur en formation initiale

IMT Nord Europe propose une formation d'ingénieur en trois ans (ou en cinq ans pour les étudiants recrutés en post-bac).

Chaque élève choisit une combinaison d'unités de valeurs (UV) lui permettant d'acquérir, au fil des années, des compétences techniques, liées aux domaines de l'école (et des compétences transverses de management, communication, économie, etc.) :

  • Sciences et technologies du numérique
  • Énergie et environnement
  • Matériaux et structures
  • Processus pour l'industrie et les services

Chaque année, les étudiants effectuent un stage allant de huit semaines pour la L1 à 24 semaines pour le projet de fin d'étude de dernière année.

Pendant son cursus, chaque étudiant doit obligatoirement partir à l'étranger pour une durée minimale de 20 semaines, en stage, séjour académique ou double diplôme, afin de pouvoir obtenir son diplôme d'ingénieur.

Ingénieur par l'apprentissage

Cinq diplômes d'ingénieur sont accessibles par la voie de l'apprentissage[9] :

  • Informatique, Télécommunications et Réseaux
  • Génie industriel
  • Matériaux, Plasturgie et Composites
  • Génie des Infrastructures Ferroviaires
  • Génie Énergétique et Nucléaire

Masters internationaux

Ces programmes durent 2 ans et sont totalement enseignés en langue anglaise :

  • Master international Eco-design and Advanced Composite Structures
  • Master international Advanced Design and Management of Durable Constructions
  • Master international Design and Management of the Industry 4.0

Mastères spécialisés (accréditation CGE)

Sept mastères spécialisés accrédités par la Conférence des grandes écoles (CGE)[9] :

  • Mastère spécialisé Bâtiment à énergie positive
  • Mastère spécialisé Ingénierie de la cybersécurité
  • Mastère spécialisé Management des risques professionnels et technologiques
  • Mastère spécialisé Produits et procédés de l'industrie du béton
  • Mastère spécialisé Ingénierie de l'économie circulaire
  • Mastère spécialisé Expert en IA et réseaux du futur
  • Mastère spécialisé Expert en stratégies et transformations IA et données

Formations professionnelles

Des formations à destination des ingénieurs et techniciens en entreprise.

Recherche

Présentation

IMT Nord Europe : c'est aussi trois Centres d'Enseignement, de Recherche et d'Innovation. Le site de Douai héberge notamment des laboratoires spécialisés en énergétique, plasturgie, génie civil, informatique et génie environnemental[10]. Le campus de Villeneuve-d'Ascq (Cité scientifique) fait partie des nombreux laboratoires scientifiques hébergés par l'université de Lille.

Au sein de l'école, la recherche est organisée autour de trois centres d'enseignement, de recherche et d'innovation (CERI) : Systèmes numériques, Matériaux & procédés, Énergie & environnement[11].

Doctorat

IMT Nord Europe est accréditée à délivrer le diplôme de docteur[source secondaire nécessaire] au sein de trois écoles doctorales : Sciences de l'Ingénierie et des Systèmes (ENGSYS ED 632) ; Sciences de la Matière, du Rayonnement et de l'Environnement (SMRE ED 104) ; Mathématiques, Sciences du Numériques et de leurs interactions (MADIS ED 631).

Travail dissimulé des doctorants et redressement fiscal

En 2004, les associations de doctorants des écoles des Mines d'Alès, d'Albi, de Douai, de Saint-Étienne et de Nantes adressent un courrier à plusieurs ministères dont celui de tutelle des écoles des mines et de la recherche qui signale que les rémunérations des doctorants sont considérées comme imposables par l'administration fiscales mais qu'elles ne font pourtant ni l'objet de cotisations sociales, ni de déclarations à l'Urssaf, ce qui les précarise et ne leur permet pas de bénéficier du régime général d'assurance maladie[12]. La Confédération des jeunes chercheurs publie alors un rapport sur « Les Conditions de travail illégales des jeunes chercheurs » qui dénonce ces pratiques assimilables à du « travail dissimulé », ou travail au noir[13].

Un tiers des 900 doctorants des écoles des mines, dont ceux de l'école des mines de Paris, est alors payé par des « bourses », qui sont des libéralités, depuis 25 ans. Ceux-ci n'ont pas de feuilles de salaire et ne cotisent ni pour la retraite, ni pour le chômage. Les associations de doctorants s'adressent à l'Urssaf qui lance une enquête nationale. Les salaires des doctorants de l'année 2024 sont alors transformés en salaires[14]. L'Urssaf impose également une amende de 500 000 euros aux 6 écoles des mines sous tutelle du ministère de l'Industrie. En 2004, l'école des ponts et chaussées, qui rémunère alors ses doctorants de même similaire prend les devants et régularise leur rémunération sous forme de salaire[13].

La Confédération des jeunes chercheurs estime que 10 000 doctorants et docteurs CDD sont payés sous forme de libéralités, sans salaire légal. En 2007, le ministère de la recherche publie une circulaire sur « la résorption des libéralités » rappelant aux employeurs que verser des rémunérations sous forme de bourses n'est ni légal ni éthique[15].

Classement

Au niveau national, IMT Nord Europe a été classée dès sa première année d'existence dans le « groupe A » par L'Étudiant. IMT Nord Europe est désormais classé « groupe A+ » par L'Étudiant[16].

Elle est aussi entrée dans le classement de Shanghai (classement répertoriant les principales universités mondiales), pour la catégorie « Sciences de l'atmosphère » : rang 201-300 des écoles mondiales et rang 14-17 des écoles françaises[17].

Classements nationaux :

Davantage d’informations Nom, 2019 (Rang) ...
Nom 2019 (Rang) 2020 (Rang) 2021 (Rang) 2022 (rang) 2023 (rang) 2024

(rang)

2025 (rang) 2026 (rang)
L'Étudiant[18] 16 33 19 33 30 27[19] 15
Le Figaro (Écoles d'ingénieurs généralistes et pluridisciplinaires)[20] - 11 10 - - 43 35
Usine Nouvelle[21] 66 48 - - - - 27
DAUR[22] 63 38 - 61 - 45
Fermer

En 2024, le Times Higher Education classe l'université 86e mondiale en matière de respect du développement durable[23].

Notes et références

Voir aussi

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