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Institut des sciences de la Terre (France)

institut de recherche en France From Wikipedia, the free encyclopedia

L'Institut des sciences de la Terre (ou ISTerre) est un laboratoire de recherche public créé en 2011, issu du regroupement du Laboratoire de géophysique interne et tectonophysique (LGIT) et du Laboratoire de géodynamique des chaînes alpines (LGCA). Ce laboratoire de recherche réunit les chercheurs géophysiciens, géochimistes et géologues de l'académie de Grenoble. Les deux implantations principales sont sur le domaine universitaire de Grenoble en Isère et sur le campus du Bourget-du-Lac en Savoie.

Statut

Recherche scientifique

Les chercheurs de l'ISTerre s'appuient sur des méthodes originales et pluridisciplinaires pour améliorer notre compréhension de la structure et du fonctionnement de notre planète[3] :

Missions d'observation

Le laboratoire assure des missions d'observations géophysiques qui lui sont confiées par l'Institut national des sciences de l'univers, par l'intermédiaire de l'Observatoire des sciences de l'Univers de Grenoble. Des instruments géophysiques mesurent en continu les déplacements de la croûte terrestre (GPS), la vitesse du sol (sismologie) et ses accélérations (accéléromètres). Les ingénieurs et chercheurs du laboratoire sont chargés du déploiement, de la maintenance des appareils et de la collecte, la validation et la mise à disposition des données à travers des portails nationaux (RESIF[4]) ou international (IRIS[5]). Le laboratoire est principalement responsable du quart sud-est de la France. Ces données sont en particulier utilisées pour localiser et étudier les séismes des Alpes franco-italiennes grâce au réseau SISMalp[6]. Une observation est aussi menée dans la surveillance des mouvements de terrains.

L'institut est responsable de plusieurs antennes du réseau GNSS permanent (RGP), un système de positionnement par satellites en temps réel de l'IGN. Ces antennes sont situées à Saint-Jean-des-Vignes (), au fort de Banne (), à Puy Aillaud (), au Châtel (), au barrage de Roselend (), à l'Alpe d'Huez () et à l'ouvrage du Janus ()[7].

Emplacement des antennes du RGP

Formation initiale, formation tout au long de la vie, vulgarisation scientifique

Inséré dans le tissu universitaire rhônalpin (principalement, à Grenoble, l'université Grenoble-Alpes et à Chambéry, l'université Savoie-Mont-Blanc), l'ISTerre participe via ses enseignants-chercheurs à la formation initiale dans les divers domaines des sciences de la Terre, aussi bien vers les métiers de la recherche (entre 20 et 30 soutenances de thèses[8] annuellement), que vers les métiers techniques et ingénieriaux (comme le master européen de type Erasmus Mundus "Earthquake Engineering & Engineering Seismology") ou les métiers de l'enseignement (formation aux concours de l'Éducation nationale française pour la SVT).

En partenariat avec le rectorat de l'académie de Grenoble, il est un centre de compétence pour les sciences de la Terre et des planètes vis-à-vis des enseignants.

Nombre de ses chercheurs participent à des actions de vulgarisation scientifique, comme :

Collaborations avec les pays du Sud

Pour remplir ses missions de développement (IRD), l'ISTerre développe des collaborations scientifiques avec des instituts de recherche dans les pays du Sud, sous forme de projets de recherche menés en partenariat, d'échanges de chercheurs entre laboratoires (de 2 mois à 4 ans), par l'achat conjoint d'équipements scientifiques et la participation à la formation des étudiants en master et doctorat. Les collaborations actives sont avec :

  • l'Instituto Geofísico del Perú (es)[16] et l'Instituto Geológico Minero y Metalúrgico[17] situés à Lima au Pérou. Collaborations en sismologie, géodésie, tectonique et géologie ;
  • l'Instituto géofisico EPN (Quito, Équateur)[18]. Collaborations en sismologie ;
  • l'Universidad Mayor de San Andrés[19] de la Paz en Bolivie. Collaborations en géochimie sur le lac Titicaca[20];
  • Le CNRS libanais[21] ainsi que des universités de Beyrouth (université libanaise, université américaine, université Saint-Joseph et Notre Dame University). Collaborations en sismologie et risques gravitaires ;
  • Le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique[22] à Alger en Algérie. Collaborations en sismologie ;
  • Le Center of Volcanological and Geological Hazard Mitigation[23], Bandung en Indonésie. Collaborations en volcanologie[24].

Prix et distinctions des membres du laboratoire

Directeurs

  • Philippe Gueguen (2025 - ...)
  • Philippe Roux (2020 - 2025)
  • Stéphane Guillot (2015 - 2020)
  • Philippe Cardin (2010 - 2015)

Notes et références

Voir aussi

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