Ihor Kolykhaïev
homme politique et entrepreneur ukrainien, maire de Kherson entre 2020 et 2022
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Igor Viktorovytch Kolykhaïev (ukrainien : Ігор Вікторович Колихаєв), né le à Kherson en Ukraine, est un homme politique ukrainien, élu député de la Rada en 2019 et maire de Kherson en 2020.
| Maire Kherson | |
|---|---|
| depuis | |
| Député IXe Rada ukrainienne (en) Circonscription électorale n°184 (d) | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Nom dans la langue maternelle |
Ігор Вікторович Колихаєв |
| Nationalité | |
| Formation |
Institut naval de radioélectronique AS Popova |
| Activité |
| Parti politique |
Nous vivons ici |
|---|---|
| Membre de |
IXe Rada ukrainienne (en) |
| Distinction |
Suite à l'invasion russe de l'Ukraine et à l'Occupation russe de l'oblast de Kherson, il est arrêté le 22 juin 2022 par des agents russes. Sa situation est resté inconnu jusqu'au 13 septembre 2023, quand la Croix-Rouge Ukrainienne informe sa famille qu'il se trouve en Russie. Aucune information n'a été communiquée par la Russie sur son état de santé et son lieu de détention depuis février 2025.
Vie privée
Études et carrière professionnelle
Après avoir obtenu son baccalauréat, il entre à l'Académie navale de radio-électronique Alexandr Popov de Saint-Pétersbourg. Diplômé ingénieur, il retourne dans sa ville natale et commence sa carrière professionnelle en 1995.
En 2000, il prend la direction de la coopérative agricole Prodexim, regroupant cinq fermes céréalières de la région de Kherson. En 2006, il fonde et baptise le club de futsal Prodexim de Kherson. En 2016, il crée l'association Ihor Kolykhaev's Charity Fund pour soutenir les sportifs et citoyens de Kherson.
Parcours politique
En octobre 2015, il est élu au Conseil régional de l'Oblast de Kherson sur les listes du parti politique Bloc Petro Porochenko "Solidarité"[3].
En juillet 2019, il est élu député[4] à la Rada, le parlement monocaméral ukrainien au sein du groupe For the Future et devient vice-président de la commission chargée des questions agricoles et de la politique des sols. Il démissionnera de son poste de député le 30 mars 2021 pour se consacrer à son mandat de maire récemment conquis[5].
Il est élu maire de Kherson lors des élections locales ukrainiennes de 2020 avec 63,59% des voix[6].
Agression russe de Kherson
Le , au début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Kherson est la première grande ville ukrainienne à être prise par l'armée russe après des combats féroces pour la traversée du Dniepr puis l'encerclement de Kherson.
Des quartiers de la ville sont endommagés et de nombreux civils sont tués, obligeant la mairie à autoriser des volontaires à creuser des fosses communes[7].
Les assaillants russes s'emparent de la mairie, mettent en place leur commandement militaire et imposent leurs règles (couvre-feu, interdiction de sortir à plus de deux personnes, restrictions de circulation)[8]. Igor Kolykhaïev revendique alors l'arrêt des tirs sur les civils, l'interdiction pour les chars russes de pénétrer dans la ville, le maintien du drapeau ukrainien sur l'hôtel de ville, et l'ouverture de corridors pour l'envoi d'aide humanitaire et l'évacuation potentielle des habitants[9].
Igor Kolykhaïev affirme publiquement son opposition à l'occupation et que les habitants manifestent contre la présence militaire russe[10]. Le , face à son refus d'accepter leurs exigences, les forces russes l'écartent du pouvoir et nommant à sa place leur collaborateur Aleksandr Kobets[11].
Le , Igor Kolykhaïev est arrêté par les autorités d'occupation et disparaît[12],[13].
Captivité
- Le sort de Kolykhaiev est resté inconnu de son enlèvement le 28 juin 2022 jusqu’au 13 septembre 2023, date à laquelle la Croix-Rouge a informé son fils que son père avait été inscrit sur la liste russe des prisonniers, qu'il était officiellement considéré comme prisonnier de guerre et se trouvait en Russie, sans préciser où, ni dans quel état de santé.
- Le 2 décembre 2024, le Public Interest Journalism Lab a rapporté que Kolykhaiev était détenu dans un centre de torture secret géré par le Service fédéral de sécurité (FSB) à Simferopol, en Crimée[14].
- Cette information provenait d'un ex-prisonnier renvoyé de cette prison vers l’Ukraine, où il affirmait avoir vu Kolykhaiev, ajoutant que « le maire tient bon ». La Russie a réagi en niant à la fois la localisation de Kolykhaiev et l'existence du centre de torture.
- Des informations contradictoires concernant la localisation de Kolykhaiev ont ensuite été transmises à son fils, Sviatoslav, qui a déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles son père a également été détenu à Chongar (Crimée), à Taganrog (Russie) et au cœur de la Sibérie, toutes provenant de prisonniers de guerre récemment libérés qui affirmaient l’y avoir vu[15].