Insurrection de l'armée de libération oromo
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| Date |
- en cours (7 ans, 8 mois et 8 jours) |
|---|---|
| Lieu |
Région d'Oromia, |
5 623 morts (selon ACLED entre août 2018 et décembre 2022)[1]
L'insurrection du l'armée de libération oromo est un conflit armé dans la région d'Oromia en Éthiopie opposant le gouvernement éthiopien au groupe rebelle de l'armée de libération oromo (ALO), qui s'est séparée du front de libération oromo (OLF), depuis 2018[2]. L'insurrection est une continuité de la révolte oromo, un conflit ayant commencé avec la formation de l'OLF en 1973[3]. l'ALO réclame le droit à l'autodétermination des oromo concernant leur indépendance ou autonomie vis à vis de l'Ethiopie. Selon l'ONG ACLED, le conflit a fait au moins 5 623 morts depuis son début en .
La révolte oromo, qui précède l'insurrection de l'armée de libération oromo, remonte au moins à la formation du front de libération oromo en 1973, issu lui même de la révolte de Balé (en) qui a débuté dans les années 1960 en réponse aux injustices perçues par les groupes ethniques au pouvoir contre le peuple oromo[3].
En , le FLO et le gouvernement éthiopien concluent des accords de paix[4], ainsi qu'avec plusieurs autres groupes, dont le Front national de libération de l'Ogaden et le Ginbot 7 (en). Les dirigeants du FLO acceptent de rendre les armes dans les 15 jours suivant leur arrivée à Addis-Abeba et de continuer leur combat par voie politique uniquement[5]. Selon Ibsa Negewo, alors dirigeant du FLO, le groupe dispose de 1 305 soldats en Érythrée et de 4 000 dans l’ouest et le sud de l’Oromia. Les soldats stationnés en Érythrée ont accepté de rendre les armes, mais la plupart de ceux stationnés en Oromia ont refusé de le faire malgré la demande de leurs dirigeants. Un des dirigeants, Kumsa Diriba alias « Jaal Maro », refuse de conclure un accord de paix avec le gouvernement éthiopien. Après des tensions avec les autres dirigeants du FLO, Kumsa Diriba fait sécession du FLO et forme le l'armée de libération oromo (ALO) avec d'autres combattants refusant les accords de paix. Les forces de sécurité éthiopiennes promettent d'écraser le groupe d'insurgés dans un délai de deux semaines, mais elles n'ont pas été en mesure de le faire et le conflit dure les années suivantes[6],[7],[8].
