Intelligence artificielle dans l'éducation
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L'intelligence artificielle dans l'éducation (AIEd)[1] est l'application de l'intelligence artificielle dans les environnements éducatifs. Ce domaine combine des éléments d’intelligence artificielle générative, de prise de décision automatisée, d’éthique de l'intelligence artificielle, de protection des données et de littératie numérique[2].
Les enseignants peuvent apprendre à utiliser ces systèmes d'IA comme outils pour générer du code source[3], créer du contenu textuel ou multimédia, et optimiser la production de matériel pédagogique[4]. Par ailleurs, certains gouvernements peuvent percevoir l'IA comme un projet idéologique favorisant la centralisation du pouvoir et la prise de décisions automatisée[5], tandis que l’enseignement public et l’enseignement supérieur sont confrontés à une privatisation croissante[6].
Les définitions de l'AIEd font l’objet de débats et peuvent prêter à confusion[7].
L'intelligence artificielle peut être définie comme des « systèmes qui manifestent un comportement intelligent en analysant leur environnement et en prenant des décisions avec un certain degré d'autonomie pour atteindre des objectifs spécifiques »[8].
Ces systèmes peuvent être des logiciels ou être intégrés dans du hardware[9].
Il n'existe pas une seule approche pour comprendre l'intelligence artificielle dans l'éducation (AIEd), mais son évolution historique[10], ses promesses et ses défis[11] permettent d'en avoir une vision plus complète.
L'Atelier de Dartmouth, effectué par John McCarthy et d'autres chercheurs en 1956 au Dartmouth College [12], est considéré comme un événement fondateur dans l'histoire de l'intelligence artificielle[13].
Perspectives émergentes
L’impact de l’IA sur l’éducation dépend du contexte géopolitique et économique[14]. Certains considèrent l’IA comme un outil de transmission du savoir, tandis que d’autres mettent en garde contre son appropriation par les grandes entreprises technologiques[15]. Prenons l’exemple de Google, l’une des plus grandes plateformes qui utilise et rassemble les données des étudiants, souvent sans qu’ils en soient pleinement conscients[16].
L' intelligence artificielle, dans le milieu de l'éducation, offre donc à la fois des possibilités de progrès, telles qu'une meilleure compréhension des outils technologiques, un développement de ces derniers et un accès facilité à l'information et aux ressources. Cependant, elle comporte également des risques en ce qui concerne les questions éthiques, telles que le plagiat ou la génération abusive de textes. Tout dépend de la manière dont elle est employée[17].
Ces outils sont déjà intégrés de manière concrète dans des pratiques scolaires. Les élèves les utilisent notamment pour mieux comprendre certaines notions,obtenenirs des informations supplémentaire ou encore améliorer la qualité de leurs productions écrites. L'intelligence artificielle agit ainsi comme un soutient pédagogique complémentaire qui favorise la compréhension des travaux scolaires. Toutefois, ces usages ne sont pas sans risques, l'utilisation de l'intelligence artificielle peut entrainer une dépendance négative chez les élèves. Elle peut affaiblir l'effort intellectuel des élèves et poser des problèmes de fiabilité d`information.En somme, l'abscence d'un encadrement clair et le risque de plagiat soulèvent des enjeux importants , même si elle peut être bénéfique, il faut être prudent[18].
Un nombre considérable d'étudiants admet avoir utilisé l'intelligence artificielle dans un contexte académique de manière contraire à ce qui est permis. Bien que la majorité affirme ne jamais l'avoir fait, 25% des étudiants affirme y avoir recours parfois et 5% affirme y avoir recours souvent[19]. Plutôt que d'interdire complétement l'utilisation de l'IA, certain spécialiste recommande plutôt un meilleur encadrement et une sensibilisation de celle-ci. Selon le spécialiste en pédagogie de l'enseignement Didier Paquelin : « Il faut plutôt évaluer les étudiants de telle manière qu’ils soient amenés à montrer leur compréhension, même si celle-ci a été construite avec l’aide de l’IA.»[20]
On a aucun portrait clair de l'utilisation de l'IA au niveau de l'enseignement supérieur. L'intelligence artificielle se contredit beaucoup, car en interdisant cette outil on s'empêche de quelque chose qui peux être une véritable richesse autant pour les enseignants que pour les étudiants qui apprennent, il faudrait seulement bien encadrer son utilisation. On sait même grâce a la professeure de sciences de l'éducation à l'Université de Québec en Outaouais, Martine Peters, que 51% des professeurs ont prévu de changer leurs évaluation pour qu'il n'aille pas, ou moins, de plagiat avec des outils d'intelligences artificielle[21].
Impact des algorithmes sur l'éducation
Les entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle concentrent leurs efforts sur l'intelligence artificielle générative (GAI) et l'analyse des données. Cependant, il n'existe pas de consensus scientifique sur sa définition[22].
L'IA permet l'évaluation automatisée, la traduction automatique, le tutorat virtuel et le développement d'assistants intelligents[23].

La « chaîne d'approvisionnement de l'IA générative »[24] automatise la production de contenu et renforce son autorité à travers l'effet ELIZA. Toutefois, des préoccupations existent quant à son impact éthique et académique[25]. L'intelligence artificielle ouvre ses portes par une machine appelée ELIZA, une psychothérapeute sans aucune forme physique. Elle a été développée en 1966 par Joseph Weizenbaum[26].