Jacques Chaine
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Jacques Chaine né le , mort le , est un banquier français, au parcours bancaire brillant, président du Crédit lyonnais de juin 1974 à sa mort en mai 1976, une banque qu'il participait à remettre au premier rang des institutions bancaires françaises, après une politique de collaboration anti-juive durant l'occupation allemande, puis la grande grève bancaire de début 1974. Il est assassiné boulevard des Italiens devant la façade de cette banque par Jean Bilski, peut-être par convicton politique.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Jacques Marie Paul Dominique Chaine |
| Nationalité | |
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| Père |
Jean Chaine (d) |
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Biographie
Jacques Chaine est né le 31 mars 1915 à Lyon, fils d'un notaire[1]. Il fait ses études au collège Sainte-Hélène à Lyon[1], puis à l'école libre des sciences politiques et à la faculté de lettres et de droit de Paris[1].
Jacques Chaîne est mobilisé en août 1939 dans l'armées française au début de la Seconde Guerre mondiale[1]. Puis est nommé adjoint à l'inspection générale des finances en mai 1942[1]. En février 1945, il est chargé de mission au ministère des prisonniers au sein du gouvernement provisoire de la République française, suite à la fin du régime de Vichy et de l'occupation allemande et à la Libération de la France. En août de la même année 1945, il devient chef adjoint du cabinet, René Pleven, ministre de l'Économie Nationale[1], puis en novembre il est chargé de mission à la direction des relations économiques extérieures (DREE)[1].
Élevé au grade d'Inspecteur du Trésor public, il entre à la Banque française du commerce extérieur en 1947[1]. Il en gravit les échelons et en devient le directeur général à partir de 1965 puis son président en 1970 avant de se voir confier la présidence du Crédit lyonnais en juin 1974[1]. Il faisait déjà partie du conseil d'administration de cette banque depuis quelques mois[1]. Cette institution financière constitue alors l'un des trois piliers de l'industrie bancaire française. C'est l'une des « Trois Vieilles » avec BNP Paribas et Société générale[2]. Elle sort atteint plus longuement que ses concurrentes par la grande grève bancaire de 1974 qui avait commencé chez elle fin février 1974 et s'est terminée mi-avril[3]. Une grève relativement dure avec occupation des banques et leur fermeture. Arlette Laguiller, future candidate aux élections présidentielles françaises, participe à cette grève en tant que militante FO et porte-parole de Lutte ouvrière[3]. Jacques Chaine est également président et administrateur de différents organismes[1].
Il est assassiné boulevard des Italiens devant la façade du siège social, à l'époque, de cette banque, dans sa voiture de fonction (une Citroën DS), en 1976, par un jeune homme, un peu anarchiste mais sans grande conviction politique, arrêté un moment pour détention d'armes, Jean Bilski, qui se suicide immédiatement après son crime, à côté de la voiture de Jacques Chaine[4],[5].