Jacques de Campredon, seigneur de Passavant, Lironcourt et Vaugecourt est né à Anduze, le . Baptisé dans la religion calviniste, il se convertit au catholicisme.
De 1700-1717, il s'occupe des affaires suédoises et vit à Stockholm.
Le , il est nommé à Saint-Pétersbourg comme ministre plénipotentiaire auprès du tsar PierreIer et devient ainsi le premier ambassadeur français en Russie. Arrivé en , il entreprend une politique de rapprochement avec la France dans le contexte de la grande guerre du Nord, expérience qu'il raconte dans son Mémoire sur les négociations dans le Nord et sur ce qui s'est passé de plus important et de plus secret pendant le cours de la guerre de vingt années dont cette partie de l'Europe a été agitée de 1679 à 1719.
Le , il quitte la Russie pour assumer les fonctions d'envoyé extraordinaire du roi de France auprès de la république de Gênes. Sa mission diplomatique s'inscrit sous le ministère du cardinal de Fleury dans le contexte de la révolution corse au cours de laquelle il lui sera demandé d'entreprendre des démarches secrètes pour l'acquisition de l'île par la France en 1735, puis d'y renoncer en 1737. Très critique envers l'oligarchie génoise, il envoie à Versailles une Relation de l'État de Gênes, dans laquelle il décrit avec ironie les travers et faiblesses des principaux dirigeants génois et se moque notamment de la mode des Sigisbées.
En 1739, quitte Gênes, et «aspirant au repos» abandonne sa carrière de diplomate.
Salvatore Rotta, «Une aussi perfide nation, La Relation de l’État de Gênes di Jacques de Campredon (1737)», dans Genova 1746 una città di antico regime tra guerra e rivolta, Quaderni Franzoniani, a. XI, n. 2, luglio-dicembre 1998, pp. 609-708.