Jean Albert Frédéric de Dietrich

From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Albert de Dietrich (Strasbourg - Strasbourg) est un industriel alsacien.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
StrasbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
FritzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Conseiller général du Bas-Rhin, 1803-1806 ...
Fermer

Biographie

Jean Albert Frédéric de Dietrich, surnommé ultérieurement « Fritz », naît le , probablement à Strasbourg. Issu de la famille de Dietrich, son père est Philippe-Frédéric de Dietrich, industriel et futur premier maire de Strasbourg, et sa mère Sybille Ochs[1].

Il est membre en de la Garde nationale, dans laquelle il est promu sous-lieutenant le . En il s’engage dans le 3e bataillon de volontaires du Bas-Rhin, où il est promu sous-lieutenant le avant d’entrer en octobre dans la Légion de Kellermann en tant que lieutenant. Après la mise en accusation de son père pendant la Terreur il est contraint de démissionner le puis est à son tour arrêté en novembre et emprisonné à Chaumont. Libéré en après la chute de Robespierre, il est réintégré dans l’armée, mais préfère en démissionner et s’attache alors à faire réhabiliter son père, ce qu’il obtient en [1].

Il lui faut alors récupérer les biens de son père qui ont été confisqués. Il obtient la restitution des forges le et reprend la direction de l’entreprise familiale à partir de 1796. Néanmoins, ayant perdu une grande partie de la fortune familiale, il doit s’associer avec François Frédéric Karth, avec lequel il fonde De Dietrich et Karth le . Les revenus demeurant insuffisants, il doit en outre s’endetter et vendre les forges de Rothau[1]. Ces difficultés n’empêchent pas pour autant son mariage avec Amélie de Berckheim le à Colmar[2].

Toujours à la recherche de capitaux, il fonde en 1800 la société par actions « Forges du Bas-Rhin », dont il assure la gérance. Il accepte en parallèle la fonction d’inspecteur des forêts des îles du Rhin en Alsace pour se voit offrir en 1802 de percevoir les revenus de l’abbaye de Rothenmünster en compensation pour la perte des droits sur la seigneurie de Niederbronn pendant la Révolution. La mise en œuvre de cette indemnisation tarde néanmoins à se faire, Jean-Albert de Dietrich demandant en 1805 et 1806 à l’empereur Napoléon d’intervenir pour qu’il puisse toucher les premiers versements. Dans l’intervalle, il devient à partir de 1803 conseiller général du Bas-Rhin[1].

Il meurt le à Strasbourg. L’entreprise est alors reprise par sa veuve Amélie de Berckheim et son gendre Guillaume de Turckheim[1].

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI