Promu général de brigade le à l’armée du Nord, Salme est blessé le à Malines. Le , il reçoit le commandement de la 4edivision de l'armée du Nord, avec laquelle il combat en Belgique et aux Pays-Bas jusqu’en 1797. En avril de la même année, il prend le commandement d’une brigade de dragons à l’armée de Sambre-et-Meuse dans la division du général Klein. Il est finalement relevé de ses fonctions et destitué le . Réintégré le , il est désigné pour faire partie de l’armée d’Orient mais, arrivé à Ancône, il ne trouve pas de bateau pour Alexandrie. Il rejoint donc l’armée de Rome commandée par le général Championnet, puis l’armée de Naples commandée par le général Macdonald. Il y reçoit le commandement de la 1rebrigade d’infanterie légère en .
Alors que la campagne contre les Austro-Russes fait rage, Salme est blessé une première fois le à Castel-Giovanni, puis le à la bataille de la Trebbia, avant d'être fait prisonnier le à Plaisance. Interné en Autriche, il est de retour en France en . Le , il est désigné pour faire partie de l’expédition de Saint-Domingue. Élevé au grade de général de division provisoire le par le général Leclerc, il est renvoyé en France le jour même. À son arrivée, il est mis en disponibilité le , passe en non activité le suivant et est finalement admis à la retraite le .
Sous l'Empire
Le siège de Tarragone en 1811, vu par le peintre Jean-Charles-Joseph Rémond. Lors d'une contre-attaque espagnole sur le fort de l'Olivo, le général Salme est tué d'une balle dans la tête.
Salme est rappelé le comme commandant d’une brigade de gardes nationaux en Flandre. Le suivant, il est renvoyé une nouvelle fois dans ses foyers. Le , à la suite de l'intervention du général Souham, il est affecté à l’armée de Catalogne, où il reçoit le commandement d’une brigade composée des 7e et 16erégiment d’infanterie de ligne. Il se distingue au siège de Tarragone le , lorsqu’il attaque les faubourgs de la ville, ainsi que le , lors d’une contre-attaque espagnole. Dans la nuit du 13 au , il s’empare des retranchements espagnols en avant du fort d’Olivo et est tué d’une balle dans la tête le suivant pendant une contre-attaque ennemie, alors qu'il défend sa position. Quelques jours avant sa mort, le , il est fait chevalier de la Légion d’honneur. Lors de son inhumation, Napoléon fait déposer dans son cercueil les brevets de général de division et de baron de l'Empire.
Charles Théodore Beauvais et Vincent Parisot, Victoires, conquêtes, revers et guerres civiles des Français, depuis les Gaulois jusqu’en 1792, tome 26, C.L.F Panckoucke, , 414p. (lire en ligne), p.181.
Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814) Paris: Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol.
Pamphile vicomte de Lacroix, La Révolution de Haïti, , p.507