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Jean-Baptiste Viallanes

aristocrate français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Baptiste Viallanes (ou Vialanes), né le à Riom et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l'Empire.

Faits en bref Naissance, Décès ...
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Biographie

Sous l'Ancien Régime et la Révolution

Jean-Baptiste Viallanes naît le à Riom, en Auvergne[1]. Albert Révérend le dit issu d'une famille auvergnate « ancienne et distinguée »[2]. Il s'engage le dans le régiment de dragons d'Artois, qui devient le 12e régiment de dragons en 1791. Brigadier le puis maréchal des logis le , il est maréchal des logis-chef le , adjudant sous-officier le et enfin sous-lieutenant le suivant, toujours au 12e régiment de dragons[1].

Pendant les guerres de la Révolution française, Viallanes sert d'abord à l'armée du Centre en 1792, au sein de laquelle il combat à Stenay le , puis aux armées du Nord en 1793 et de Sambre-et-Meuse en 1794. Il poursuit parallèlement son ascension dans la hiérarchie militaire en étant successivement promu lieutenant le , capitaine le et chef d'escadron le de la même année. Le , il prend le commandement du 1er régiment de dragons avec le grade de chef de brigade et participe en cette qualité à divers affrontements en Allemagne pendant le mois d'avril. Après un passage à l'armée d'Angleterre en 1798, il est transféré l'année suivante à l'armée du Danube puis à l'armée d'Helvétie. C'est durant cette période qu'il couvre la retraite des troupes françaises à l'issue de la bataille de Stockach, le , combat à Frauenfeld puis à Wollishofen, le , au sein de la division du général Mortier, et sert en octobre dans la vallée de Muotatal contre les forces austro-russes de Souvorov[1].

Alors que le Premier consul Napoléon Bonaparte s'apprête à affronter les Autrichiens dans le cadre de la deuxième campagne d'Italie, Viallanes est affecté avec son régiment à la brigade de cavalerie du général Champeaux le [1]. À la bataille de Marengo, le , il se fait remarquer en secourant sous le feu le général Champeaux, mortellement touché, et en contenant les assauts autrichiens, non sans recevoir plusieurs contusions[3]. Attaché dix jours plus tard à l'armée d'Italie, il charge sous les ordres du général Brune à Pozzolo dans les derniers jours de décembre et à Montebello le [1]. Du fait des services rendus par Viallanes durant la campagne, ce dernier est proposé par les généraux Davout et Canclaux pour recevoir un sabre d'honneur tandis qu'un autre de ses supérieurs, le général Grouchy, émet cette appréciation à son égard : « chef de corps distingué par son instruction, sa fermeté, son zèle et l'état dans lequel il a mis son régiment ; ayant bien fait la guerre et servant non moins bien durant la paix »[4]. Il est nommé général de brigade le [1].

Au service de Napoléon Ier

Officier de la compagnie d'élite du 1er régiment de chasseurs à cheval, 1805-1806 (par Karl Alexander Wilke). Cette unité sert à la brigade Viallanes lors des campagnes d'Allemagne en 1805 et de Prusse en 1806.

Envoyé au camp d'entraînement de Bruges le lendemain de son accession au généralat, Viallanes commande, à partir du , la brigade de cavalerie légère attachée au corps d'armée du maréchal Davout, qui devient le 3e corps de la Grande Armée le suivant, avec sous ses ordres le 1er régiment de chasseurs à cheval et le 7e régiment de hussards[1]. Au moment de franchir le Rhin pour aller combattre les Austro-Russes en Bavière, sa cavalerie, renforcée des 2e et 12e chasseurs à cheval, aligne douze escadrons pour un total de 1 548 sabres[5]. Lui et ses hommes ne donnent cependant qu'en de rares occasions au cours de la campagne de 1805[6] et se contentent de poursuivre les débris des forces coalisées battues à Austerlitz[7]. Pendant l'été 1806, la cavalerie de Viallanes, composée de 1 420 chevaux répartis en trois régiments de chasseurs à cheval, est cantonnée à Mergentheim[6]. Fin septembre, le 3e corps se concentre à Oetingen[8] en prélude à la campagne de Prusse, au cours de laquelle la cavalerie du 3e corps est occasionnellement renforcée par la division de dragons du général Sahuc[9].

Le corps de Davout ne participe à aucun des engagements préliminaires de la campagne et se retrouve le au soir autour de Kösen et de Naumbourg. Lors de ces reconnaissances, la cavalerie de Viallanes se heurte à de forts partis de cavalerie qui font comprendre à Davout que l'armée prussienne est proche[10]. Dans la nuit du 13 au , le général Viallanes est introuvable[11], ce qui oblige Davout à modifier son ordre de marche du lendemain. Le 3e corps se met en marche dès 4 h du matin[11], franchit la Saale au pont de Kösen et gravit le plateau de Hassenhausen, où la division Gudin et un détachement de chasseurs à cheval tombent en plein brouillard sur la cavalerie prussienne de Blücher[12]. Informé seulement à 5 h du matin du mouvement de son corps, Viallanes n'arrive sur le plateau que vers 9 h du matin[11], et prend place à la droite du dispositif français de la bataille d'Auerstaedt[13]. Après avoir sécurisé le flanc droit de l'armée, sa cavalerie reprend un rôle actif après 16 h 30, lorsque Davout la lance à la poursuite de l'armée prussienne vaincue et en retraite vers Weimar[14]. L'historien américain Robert Burnham est d'avis que le comportement de Viallanes à Auerstaedt « fut loin d'être satisfaisant pour l'exigeant maréchal [Davout] »[15]. Selon François-Guy Hourtoulle, le général Viallanes a été « moyen » au cours de la bataille mais « ses cavaliers se sont bien comportés »[16].

Placé le à la tête de la 2e brigade de la 5e division de dragons commandée par le général Beker, ce dernier étant plus tard remplacé par le général Lorge, Viallanes prend part à la campagne de Pologne et combat aux batailles de Pultusk le [1] et d'Eylau le [17]. Son absence inexpliquée la veille de la bataille d'Auerstaedt finit cependant par le rattraper et il est envoyé en Espagne en 1808[11]. Le de la même année, il commande la 1re brigade de la 5e division de dragons du général Lorge, composée des 13e et 22e dragons[18], avec laquelle il entre dans la péninsule Ibérique en [15]. Georges Six indique néanmoins que Viallanes ne mène la 1re brigade de sa division qu'à partir du [1]. Avec ses cavaliers, il participe à la poursuite de l'armée britannique du général Moore jusqu'à La Corogne puis à la première phase de la deuxième invasion française du Portugal en 1809. Victime d'une santé fragile, il est toutefois démis de son commandement le par le maréchal Soult, qui l'envoie effectuer sa convalescence à Madrid[15] ; le général Cambacérès lui succède à la tête de sa brigade[19]. Il est finalement mis en congé pour infirmités le [1] et regagne alors la France[15].

Le général Viallanes est rappelé au service pour commander le département des Bouches-de-l'Yssel le , puis celui de l'Allier le [1]. Pendant les Cent-Jours, il se déclare en faveur de Napoléon[15], qui le maintient à son poste le , mais la Seconde Restauration le voit quitter ses fonctions le et être mis à la retraite trois jours plus tard[1].

Jean-Baptiste Viallanes meurt à Paris le [1]. Demeuré sans enfant, il avait une sœur[2].

Distinctions

Le général Viallannes est fait membre de la Légion d'honneur le [20] puis commandant de cet ordre le . Sous la Première Restauration, il est récipiendaire de la croix de chevalier de Saint-Louis le [1].

Le titre de baron de l'Empire est également accordé au général Jean-Baptiste Viallanes le [21]. Il est titulaire d'une rente de 4 000 francs sur la Westphalie le [2].

Armoiries

Figure Blasonnement
Armes du baron Viallanes et de l'Empire (lettres patentes du )

D'azur à deux faisceaux de guidons d'argent, croisés en sautoir et chargés d'une épée en pal d'argent garnie d'or ; au franc-quartier des barons militaires[2].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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