Capitaine en second le , il embarque à Nantes Le , avec un groupe de quatre ingénieurs militaires commandé par le colonel Duportail pour participer à la Guerre d'indépendance des États-Unis. Le , il est affecté auprès du général Benjamin Lincoln, et, le , il est fait prisonnier par les Anglais après la capitulation de Charleston. Il est libéré par échange de prisonniers le , et, le , il est promu général de brigade dans l’armée américaine.
De retour en France en , il est fait chevalier de Saint-Louis le , puis il est envoyé à Saint-Domingue. Il est nommé colonel le . Il devient mestre de camp le , et le , il est affecté comme commandant en second en Martinique, chargé de réprimer la rébellion.
En , il est rappelé en France, il est promu général de brigade le à Metz, et il occupe différents postes dans les armées révolutionnaires, dont celui de chef d’état-major du général Lafayette avant de s’exiler avec ce dernier en . Capturé par les autrichiens à Rochefort en Belgique, il est libéré et il s’installe en Hollande. Lors de l’invasion des Pays-Bas par les troupes françaises, il est contraint de s’enfuir et il part en Amérique, à Philadelphie jusqu’à ce que son nom soit retiré de la liste des émigrés. De retour en France en , il est admis au traitement de réforme le , et il obtient sa retraite le .
Amblard-Marie-Raymond Noaille, Marins et soldats français en Amérique pendant la guerre de l'Indépendance des États-Unis (1778-1783), Paris, Perrin et Cie, , p.355.
Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris: Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p.71