En 1737, après ses études à Strasbourg et à Königsberg, il participe activement à la négociation de la paix à Vienne, qui met fin à la guerre de Succession de Pologne. Lorsque le titre de prince lui est accordé en 1738, il le refuse pour des raisons financières.
En 1739, il épouse la comtesse Caroline de Kirchberg et Sayn-Hachenbourg (1720-1795), fille du burgrave Georges-Frédéric de Kirchberg (1683-1749), comte de Sayn-Hachenbourg, et de la comtesse Sophie-Amélie de Nassau-Ottweiler (1688-1753).
Pendant son règne, il cherche à faire progresser socialement et économiquement le petit territoire de Wied-Neuwied. Dans le but de gagner de nouveaux citoyens pour la ville de Neuwied, il permet la création de nombreuses usines et ateliers. Il organise également une loterie permettant aux joueurs de gagner des maisons dans la ville. Sa gouvernance est caractérisée par l'ouverture et la tolérance religieuse. En 1750, il autorise également l'établissement de l'église morave. Il promeut la construction d'une église mennonite et d'une synagogue à Neuwied et applique la politique religieuse tolérante de son grand-père Frédéric III. Pour cette raison, l'historien Max Braubach le décrit comme "l'un des meilleurs représentants de l'absolutisme éclairé dans le royaume".
En tant que président du Collège universitaire du comté de Rhénanie-Westphalie, il est en mesure de jouer un rôle dans la politique nationale. Son succès dans la médiation de la dispute entre les comtes impériaux protestants et catholiques conduit à son élévation au rang de prince.