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Élu, le , député de la Haute-Garonne au collège de département, il prit place au centre et combattit le ministère Villèle avec habileté et talent. Lors de la discussion du règlement des crédits et des dépenses de l'exercice 1823, il s'éleva, dans une improvisation très animée dont l'impression fut votée à l'unanimité, contre la politique suivie par le cabinet. Il s'agissait d'arrêter le compte de la guerre, et par suite celui du munitionnaire Ouvrard
Malgré la très vive opposition du ministère, le marquis de Cambon fut réélu député, le . Il eut à répondre, vers cette époque, aux imputations de la presse officieuse, qui prétendit que son opposition était intéressée; il protesta par une lettre, qui parut dans La Quotidienne du , en déclarant qu'il n'avait jamais sollicité et qu'il ne solliciterait jamais aucune faveur d'un ministère quelconque. Il fut cependant nommé, le , conseiller d'État en service ordinaire. Il avait appuyé, dans la séance du , la proposition de M. de Caumartin tendant à ce que le rapport sur les pétitions relatives aux élections obtînt la priorité sur tout autre de la commission des pétitions.
Le marquis de Cambon fut vice-président de la Chambre. Sa dernière élection est du : le collège de département de la Haute-Garonne l'élut, à cette date, en remplacement de M. de Saint-Félix. Il ne fit pas partie de la Chambre de 1831.