Il entre en service comme soldat au Régiment des Gardes françaises le , et il est licencié avec ce corps le . Le suivant, il passe dans la garde parisienne, il est congédié le .
Le , il entre dans la garde conventionnelle de Louis XVI, il y reçoit son congé le suivant. Il entre dans les grenadiers-gendarmes le , qui deviennent grenadiers de la garde près de la représentation nationale, et par la suite garde consulaire et garde impériale. Il fait les campagnes de 1793 à l’an II, à l’armée de l’Ouest, sous les généraux Biron et Chalbos. Il est blessé à l’affaire de Laval le , d’un coup de feu à l’épaule droite. Il passe sergent le , et sergent-major le . Il est nommé adjudant sous-lieutenant le , et passe en cette qualité dans les grenadiers à pied de la garde des consuls le . Il participe à la bataille de Marengo le .
Le , le roi Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis. Pendant les Cent-Jours, il est nommé commandant du département des Deux-Sèvres, puis le , il prend le commandement supérieur de Douai, qu’il place en état de défense. Après les désastres du , des parlementaires se présentent pour en obtenir la remise au nom du roi, il refuse d’entrer en communication avec eux et n’ouvre ses portes au comte d’Olonne que le , sur un ordre spécial écrit de la main de Louis XVIII, qui approuve sa conduite ferme et prudente.
Il est admis à la retraite le . Le , il est désigné pour faire partie du cadre de réserve de l’état-major général, mais son grand âge et sa blessure qui s’était rouverte, ne lui permettent pas d’accepter. Il meurt le , à Versailles.
Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français: depuis le onzième siècle jusqu'en 1822, vol.6, l’Auteur, , 500p. (lire en ligne), p.166.
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Bureau de l’administration, , 575p. (lire en ligne), p.275.