Né dans une dépendance du château d'Orsay[1] le , Jean-Louis Archangé est le fils d'Anne Archangé, née Montanger, et de Jean-Louis Archangé († 1775), arpenteur royal juré[2].
Entre 1787 et 1789, il édifie au Havre le théâtre des Barres (ou théâtre de la Citadelle) pour Mademoiselle Montansier et Bourdon de Neuville. Ce grand bâtiment, rebaptisé théâtre de la République après la Révolution, sera détruit par un incendie en 1810 et ne sera pas reconstruit, malgré les propositions d'Archangé[7].
En 1825, Archangé a fait l'acquisition de la maison située au no90 de la rue de Richelieu[9]. Il y meurt le , à l'âge de 82 ans[10]. Par son testament, il lègue à sa commune natale la majeure partie de sa fortune et y établit cinq fondations, dont des écoles d'enseignement mutuel, des apprentissages, une rosière, un hospice et des services religieux[1].
↑Henry Lemonnier, Procès-verbaux de l'Académie royale d'architecture (1671-1793), t. VIII, Paris, 1924, p.166 (consultable en ligne sur Gallica).
↑Mémoires et documents publiés par la Société archéologique de Rambouillet, 1898, p.45 et 427 (consultable sur Gallica).
↑Charles Vesque, Histoire des théâtres du Havre (1717 à 1872), Le Havre, 1875, p.37 (consultable sur Gallica).
↑Jules-Félix Vacquier, «Hôtel de Charolais», Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie du VIIe arrondissement de Paris, avril 1910, p.41 (consultable sur Gallica).
↑Auguste Vitu, La Maison mortuaire de Molière: d'après des documents inédits, avec plans et dessins, Paris, Lemerre, 1882, p.246 (consultable sur Gallica).
↑Archives de Paris, état civil reconstitué, actes de décès du 26 au 28 octobre 1832 (vue 32 sur 51).