Jean-René Bernard
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| Ambassadeur de France aux Pays-Bas | |
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Jean Vidal (d) | |
| Ambassadeur de France au Mexique | |
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Jean Beliard (d) Bernard Bochet (d) |
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Jean-René Bernard, né le à Metz (Moselle) et mort le à Paris 14e, est un haut fonctionnaire, inspecteur général des finances et diplomate. Il a notamment a été secrétaire général adjoint de l’Élysée sous la présidence de Georges Pompidou.
Jean-René Bernard est licencié en droit, élève de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration, promotion Dix-Huit-Juin (1956-1958). Adjoint à l’Inspection des finances (), il est successivement nommé inspecteur de 3e classe (), de 2e classe (), de 1re classe () et inspecteur général des finances ().
Après un passage-éclair dans les cabinets des ministres de l'Éducation nationale Pierre Sudreau et Louis Joxe, il est affecté au cabinet de Georges Pompidou le en tant que chargé de mission auprès du Premier ministre pour les questions économiques et financières. Il quitte ces fonctions le , lors du départ de Georges Pompidou de Matignon, et est nommé chargé de mission auprès de Robert Boulin, ministre de l'Agriculture dans le gouvernement Couve de Murville. En , à la suite de l'élection de Georges Pompidou à l'Élysée, il est nommé conseiller technique auprès du président de la République, chargé des affaires économiques et des affaires européennes (1969-1973). En , il est nommé secrétaire général-adjoint de l'Élysée, succédant à Édouard Balladur, nommé secrétaire général. Il quitte ses fonctions après le décès de Georges Pompidou le . À son égard, il voue un « véritable culte personnel et politique » note Le Figaro[1].
Il est, entre-temps, adjoint au chef du service de l'Inspection générale des finances (1965-1966), administrateur d'ELF - entreprise de recherches et d'activités pétrolières (1966-1969), maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris (1960-1977 et 1983-1989). De à , il est également à la tête du Secrétariat général du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne (SGCI). À ce titre, pendant dix ans il assiste à presque tous les conseils européens, en participant en première ligne aux négociations qui devaient conduire à l'adhésion de la Grande-Bretagne (ainsi que du Danemark et de l'Irlande) au Marché commun[2]. Cette expérience lui permettra de devenir l'une des personnalités à l'origine du tunnel sous la Manche[1].
Nommé ambassadeur au Mexique le , il retrouve le corps de l'Inspection générale des finances en . Le , il est choisi par le gouvernement comme négociateur avec la société Walt Disney pour l'implantation du parc d'attractions de Marne-la-Vallée. De 1987 à 1989, il préside le Crédit industriel et commercial de Paris (CIC). Alors Premier ministre, Michel Rocard l'informe que le président François Mitterrand — que Jean-René Bernard admirait seulement pour sa culture littéraire — souhaite le remplacer par un « filleul » désireux de travailler dans la finance ; Jean-René Bernard s'exécute, mais qualifie le procédé de « mœurs mérovingiennes »[1]. Le , il devient ambassadeur aux Pays-Bas. Le , il est nommé sous-gouverneur du Crédit foncier de France, pour un mandat de trois ans. Il réintègre l'Inspection générale des finances en .
Le , sur proposition du ministre de l'Économie et des Finances Jean Arthuis, il est nommé par le président de la République membre du Conseil de la politique monétaire de la Banque de France, pour un mandat de neuf ans. Réputé proche de Jacques Chirac, son nom est avancé à la fois par le président de l'Assemblée nationale, Philippe Séguin, et par le président du Conseil économique et social, Jean Mattéoli, et avait reçu la préférence du Conseil de la politique monétaire de la Banque de France[3].
Admis à la retraite de l'Inspection des finances le , il est avocat à la cour d’appel de Paris et au cabinet Klein Goddart associés à partir de 2006.
Il meurt à l'âge de 88 ans le [1] à Paris 14e, et est inhumé au cimetière de Passy (division 2).
Autres engagements
Jean-René Bernard a été président-fondateur de l'AAMF-Association des Amis du Mexique en France et, de 2002 à 2006, président de l'association France-Amériques. Il a été membre du conseil d'administration de l'association Georges-Pompidou.
Famille
Jean-René Bernard est le beau-père de Jean-Pierre Denis, qui a été, entre autres, secrétaire général adjoint de l'Élysée, et le père de Marie-Laure Denis, qui a succédé à son mari à la mairie de Paris en qualité de directeur adjoint du cabinet de Jean Tiberi.
Son frère François Bernard, ancien élève de l'ENA, maître des requêtes (1964), puis conseiller d'État (1983), a été conseiller technique au cabinet de Joseph Fontanet, ministre de la santé publique (1961-62), puis conseiller technique du directeur général des affaires culturelles au ministère des affaires étrangères (1963-64), conseiller technique auprès d'Alain Poher, président de la République par intérim à la mort de Georges Pompidou (avril-), directeur du cabinet civil et militaire de Charles Hernu, ministre de la défense (1981-83), secrétaire général pour l'administration des armées (1985-86).