Quelques années après la naissance de Jean Baptiste Paulin, la famille Trolard s'installe en Algérie.
C'est à l'école préparatoire de Médecine et de Pharmacie d'Alger qu'il va entreprendre ses études supérieures . Dès 1865 il y est nommé chef des travaux anatomiques.
À Paris, en 1868, il soutient une thèse intitulée "Recherches sur l'anatomie du système veineux de l'encéphale et du crâne".
Le docteur Trolard commence sa carrière en qualité de médecin communal à Saint Eugène (aujourd'hui Bologhine), puis rejoint l'hôpital civil tout en poursuivant ses travaux en anatomie. En 1869 il est nommé professeur titulaire de la chaire d'anatomie et physiologie. Après réorganisation de l'École, une chaire de physiologie est créée, il reste titulaire de la chaire d'anatomie qu'il occupera jusqu'en 1910. Sous sa direction, de nombreux travaux furent réalisés.
C'est au Professeur Trolard que l'on doit la création des laboratoires de bactériologie et de parasitologie d'Alger. Il fut également cofondateur avec Henri Soulié de l'Institut Pasteur d'Algérie en 1894. À ce titre le peintre Gaudissard réalisa en 1906 deux plaques sculptées en bronze du docteur qui seront exposées à la foire d'Alger de 1910.
Humaniste, médecin, enseignant, mais aussi écologiste et nationaliste, Trolard a combattu les épidémies, l'injustice, la bureaucratie, la déforestation….
Une rue du centre-ville d'Alger (rue du docteur Trolard) et un village de l'Ouarsenis (Taza-Trolard ) portaient son nom durant la colonisation.