Jean, mort le , est un religieux, bienheureux, évêque d'Auxerre, de l'extrême fin du Xesiècle.
Origines
Auxerrois d'origine, issu d'une famille pauvre, Jean est le fils d'Ansoud [I] et son épouse Raingarde (Gallia Christiana, Les gestes des évêques d'Auxerre)[1],[2].
Certaines hypothèses, reprises notamment sur le site généalogique en ligne Foundation for Medieval Genealogy[3], l'apparentent à la famille le Riche. Ces hypothèses s'appuient sur (1) les noms d'Ansoud [I] et de Raingarde, mentionnés dans les Les gestes des évêques d'Auxerre (patre Ansaldo, matre Raingarde), (2) sur la succession avec Héribert d'Auxerre, fils d'Hugues le Grand, duc des Francs, et de sa concubine Raingarde, et (3) le même nom des deux mères dans la même région, qui laisserait supposer qu'il pourrait s'agir de la même personne[3]. Le site généalogique précise cependant que l'association d'Ansoud à la famille le Riche reste une hypothèse[3].
Si ces hypothèses s'avèreraient attestées, alors Jean appartiendrait à cette famille et il serait le demi-frère d'Héribert[3].
À la mort de l'évêque d'Auxerre, Héribert, en [5], plusieurs candidats sont pressentis pour lui succéder[1],[6]. Un certain Guy reçoit le soutien du roi, «à la prière» du duc de Bourgogne, HenriIer (Eudes)[6],[2]. Ce choix est rejeté par le clergé et le peuple qui portent leurs voix sur Jean, archidiacre[6].
Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t.II: D.-K., Auxerre, Société généalogique de l'Yonne, , 664p..
Michel Sot (sous la direction), Les gestes des évêques d'Auxerre, vol.3, t.I, Paris, Les Belles Lettres, coll.«Classiques de l’Histoire au Moyen Âge», , 400p. (ISBN978-2-25134-053-1).