Jean L'Anselme
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| Nom de naissance | Jean-Marc Minotte |
|---|---|
| Naissance |
Longueau |
| Décès |
(à 91 ans) Juvisy-sur-Orge |
| Activité principale | |
| Distinctions |
| Langue d’écriture | français |
|---|---|
| Genres |
Jean-Marc Minotte, dit Jean L’Anselme[1] est un poète français né le à Longueau (Somme) et mort le à Juvisy-sur-Orge[2].
Le père de Jean-Marc Minotte est ouvrier dans une entreprise d'entretien des chemins de fer (d'où sa naissance à Longueau, important noeud ferroviaire détruit pendant la première guerre mondiale) et sa mère, réfugiée. À quatre ans il entre à l'école maternelle. Puis il est confié à sa grand-mère qui habite une zone rurale à Gommegnies (59), près de la frontière belge (où habite, par ailleurs, sa demi-soeur, de dix ans son aînée, née d'un premier mariage de sa mère).
En 1929, il rejoint sa mère à Vincennes. Après l'obtention de son Certificat d'études primaires (1930), il réussit le concours d'entrée au lycée Chaptal, à Paris (assorti d'une bourse) où il effectue sa scolarité comme interne. Il y est très impressionné par un professeur de français qui lui fait découvrir les poètes, notamment Victor Hugo. Il obtient son Baccalauréat en 1939.
Grand sportif, il pratique successivement la gymnastique, l'athlétisme (sauts) et le foot-ball où il "joue chez les Grands Amateurs, ce qui lui vaut d'être sollicité, en 1939, par une équipe professionnelle. Il est vrai que les clubs étaient, en ce moment-là, décimés par la mobilisation générale" [3]
En 1940, mobilisé, il est incorporé -en raison de son niveau sportif- dans une compagnie presque exclusivement composée d'artistes du théâtre, du cinéma et de sportifs (Georges Marchal, Jacques Charon...).
En 1941, libéré du Service militaire, il prépare l’École Normale des Instituteurs, et (ayant échoué au concours d'entrée à l'Ecole Normale Supérieure d'Education Physique) enseigne en région parisienne.
En , il entre aux Affaires étrangères, au service du Livre de la Direction générale des Relations culturelles, service dans lequel il fera toute sa carrière, en tant que détaché de l'Education nationale.
En 1946, il publie son premier recueil : À la peine de vie, entre au Comité national des écrivains, rencontre Jean Dubuffet, qui aura une forte influence sur son écriture et sa conception de l'Art et lance la revue Peuple et Poésie.
En , il épouse Yvonne Philippe (1927/2023), née et habitant à Savigny sur Orge (91) où ils s'installent et résideront jusqu'à leur mort. En , ils ont un fils, Jean-Philippe.
Il décède à Juvisy-sur-Orge le , la veille de son 92ème anniversaire.
Récompenses
En 1948, il obtient le Prix Guillaume-Apollinaire pour Le Tambour de ville (prix partagé avec Rouben Melik pour Passeur d'Horizon). En 1960, Au bout du quai lui vaut le Prix de l'Académie des 13 et, en 1984, le Prix Alfred Droin de la Société des gens de lettres, le récompense pour L’Anselme à tous vents;[4]
Le , à l'initiative de son maire, le poète Roland Nadaus, il est honoré par la ville de Guyancourt (78) qui nomme "Ile Jean L'Anselme" une île de l'Etang du Moulin (La Nouvelle Tour de Feu - numéro 47)
A la fin des années 2000, à l'initiative de Dan Bouchery et Jacques Fournier est créée la "CONfrérie Jean L'Anselme" qui, par deux fois, en 2009 et 2010, organise le (jour anniversaire de l'abolition des privilèges) un rassemblement à Paris lors duquel amis poètes et lecteurs sont invités à lire un texte de lui.
Dans le cadre du concours de poésie ouvert aux 15/25 ans "Poésie en Liberté" (dont il est l'un des prix spéciaux), un "Prix Jean L’Anselme de l'Humour" a été créé, à l'initiative du poète Matthias Vincenot, peu après son décès. En 2025 c'est l'humoriste Smaïn qui est le parrain de ce "Prix Jean L'Anselme".
Bibliographie
Ouvrages édités
- À la peine de vie, Genève, Suisse, L.E.C., 1946, 77 p. (BNF 32347357)
- Le Tambour de ville, Genève, Suisse, L.E.C., 1946, 131 p. (BNF 32347368) - Limoges, France, Rougerie
- Un jour Noé, Genève, Suisse, L.E.C, 1948, 90 p.
- Passion, Paris, La Presse à bras, 1948, Portrait de l'auteur dessiné par Monteiro, 16 p.
- Histoire de l’aveugle, Paris, L'Art Brut, chez l'auteur, 1949 (BNF 36981610)
- Cahier d’histoires naturelles , Paris, Éditions P. Seghers, 1950, 35 p. (BNF 32347358)
- Chansons à hurler sur les toits, Paris, chez l'auteur, 1950, 64 p. (BNF 35044437)
- La Danse macabre, poème, dessins de Théo Kerg, Mortemart, France, Rougerie, coll. « Poésie et critique », 1951, 27 p. (BNF 36185399)
- Le Chemin de lune, Paris, Éditions P. Seghers, 1952, 41 p. (BNF 32347359)
- Le Grand film, Paris, Éditions Debresse, 1952, 11 p. (BNF 32347362)
- Il fera beau demain…, Paris, Éditions Imprimerie des poètes, 1952, 32 p. (BNF 32347363)
- Clés de cadenas de la poésie : chroniques audacieuses, Limoges, France, Rougerie, 1953, 30 p. (BNF 32347360)
- L’Enfant triste, Paris, éditions P. Seghers, 1955, 112 p. (BNF 32347361)
- On vous l’a dit ?, ill. d’André François, Paris, éditions Delpire, 1955, 112 p. (BNF 32347361)
- Au bout du quai : poèmes poétiques et poèmes prosifiés de la vie uburlesque, Limoges, France, Rougerie, 1959, 135 p. (BNF 33070752)
- Du vers dépoli au vers cathédrale, avec une intervention intempestive de Michel Ragon, Mortemart, France, Rougerie, 1962, 119 p. (BNF 33070754)
- Très cher Onésime Dupan de Limouse : poésies polyformes, carnets intimes, agendas, lettres, notes retrouvées, papiers épars, chansons préférées, Rougerie, Mortemart, France, 1966, 119 p. (BNF 33070755)
- Le Caleçon à travers les âges, grav. de Jean Vodaine, Basse-Yutz, Dire, 1966, 20 p. (BNF 33070753)
- Mémoires inachevés du général Duconneau., suivis de quelques Portraits, de quelques Chansons pour donner le change et d'un Théâtre, super-poèmes en prose longue durée et poèmes pop'art, Mortemart, France, Rougerie éditions, 1969, 119 p. (BNF 35436534)
- La Foire à la ferraille, Paris, Les Éditeurs français réunis, 1974, 94 p. (BNF 34573612)
- Qui parle de bonheur, Tire-Lyre, Paris, L'École des loisirs, 1977, 16 p. (BNF 34649367) - rééd. 1985
- Les Poubelles, Manifeste des poubelles et autres poèmes, complété d'un Hommage à "Tel quel", Rougerie, Mortemart, France, 1977, 129 p. (BNF 34602224)
- La France et ses environs : poésies instructives , suivies de Vers de mirliton, Rougerie, Mortemart, France, 1981, 149 p. (BNF 34660946)
- L’Anselme à tous vents…, Rougerie, Mortemart, France, 1984, 159 p. (BNF 34755558)
- L’Humour raconté aux (grands) enfants, Jean L'Anselme, Paris, Les Éditions ouvrières, 1988, 225 p. (ISBN 2-7082-2561-8)
- Bêtises, paradoxes, balivernes et autres propos sérieux de Maxime Dicton, Paris, les éditions La Bruyère, 1989, 9 p. (BNF 35719851)
- Pensées et proverbes de Maxime Dicton, banalités, bêtises, paradoxes, balivernes, lieux communs et autres propos sérieux de l'auteur, Rougerie, Mortemart, France, 1991, 151 p. (BNF 35480720)
- Le Ris de veau : poésies : éloge du laid, cuisine et recettes, Rougerie, Mortemart, France, 1995, 116 p. (BNF 35803985)
- Pensées et proverbes récents de Maxime Dicton, Avignon, France, Les Dits du Pont, 1995, 6 p. (BNF 35818153)
- La Chasse d'eau, les Poèmes cons, manifeste suivi d'exemples, Rougerie, Mortemart, France, 2001, 117 p. (ISBN 2-85668-070-4)
- La Mort de la machine à laver et autres textes, ill. de Linos de Vodaine, Coulouneix, France, Jean-Luc Thuillier Éditeur, 2001, 21 p. (BNF 38965457)
- P’tits pouèmes de la vie ordinaire, dédiés à Jules Laforgue, grav. de Linos de Vodaine, Coulouneix, France, Jean-Luc Thuillier Éditeur, 2003, 9 p. (BNF 39131297)
- Le Ris au laid, ed. Comme un terrier dans l'igloo, 2004
- Ça ne casse pas trois pattes à un canard et après ?, Rougerie, Mortemart, France, 2005, 140 p. (ISBN 2-85668-108-5)
- Con comme la lune, Rougerie, Mortemart, France, 2008, 109 p. (BNF 41192466)
Passage en revues
- Aménophis no 3,