Jean de Shanghai et de San Francisco
religieux orthodoxe
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Jean Maximovitch ou Saint Jean de Shanghai et de San Francisco est un religieux orthodoxe et évêque de l'Église orthodoxe russe hors frontières du XXe siècle, né le à Adamkova (région de Kharkov, alors dans l'Empire russe) et mort le à Seattle (États-Unis). Saint de l'Église orthodoxe, ses miracles lui valent le surnom de thaumaturge.
| Jean de Shanghai et de San Francisco | |
Jean de Shanghai en 1934. | |
| Date de naissance | |
|---|---|
| Lieu de naissance | Adamovka,région de Kharkov, |
| Date de décès | (à 70 ans) |
| Lieu de décès | Seattle, |
| Canonisation | 2 juillet 1994 à San Francisco par le Saint Synode de l'Église orthodoxe russe hors frontières |
| Vénéré par | Église Orthodoxe |
| Fête | 2 juillet |
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Jeunesse et carrière ecclésiastique
Jean Maximovitch est né le dans le village d'Adamovka, dans la région de Kharkov. Il étudie d'abord à l'académie militaire de Poltava puis est diplômé en droit de l'université de Kharkov en 1918[1]. À la suite de la Révolution russe, sa famille émigre et s'installe à Belgrade en 1921. Il étudie la théologie à la Faculté de Théologie de l'université de Belgrade, dont il est diplômé en 1925[1]. L'année suivante, il est tonsuré moine puis ordonné Prêtre peu après[2]. En 1934 il est sacré évêque et se voit confier le diocèse orthodoxe de Shanghai, en Chine.
Évêque de Shanghai
Jean Maximovitch trouve à son arrivée à Shanghai un diocèse troublé par des divisions et des problèmes internes. Il déploie toute son énergie pastorale pour réconcilier les groupes divisés et doté d'une grande charité, il fonde un orphelinat et va lui-même dans les rues recueillir les enfants abandonnés, qu'ils soient chinois ou d'autres nationalités[3].
Menant une vie ascétique, il passe la plupart de ses journées dans la prière, ne s'accordant que très peu de repos et de nourriture[3]. Il ne refuse de parler à personne, prodiguant des conseils aussi bien aux paroissiens qu'aux prisonniers ou aux malades mentaux. C'est à cette époque que sont répertoriés ses premiers miracles, notamment des guérisons miraculeuses et des phénomènes miraculeux en sa présence[3],[1].
Le Diocèse de Shanghai connaît de nombreux problèmes au cours de l'occupation japonaise mais c'est l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine en 1949 qui force l'évêque à quitter Shanghai, avec beaucoup de ses fidèles.
Évêque de San Francisco

Jean Maximovitch et ses fidèles vivent d'abord pendant deux ans aux Philippines, dans un camp de réfugiés de l'IRO, dans des conditions précaires[1]. L'évêque Jean se rend personnellement à Washington, où - contre toute attente - il parvient à convaincre les autorités américaines de donner des visas à ses fidèles pour qu'ils soient accueillis aux Etats-Unis[1] .
L'évêque Jean, qui n'a plus de diocèse depuis son départ de Chine, est par la suite nommé à la tête du Diocèse d'Europe Occidentale avec son siège épiscopal à Paris, puis à Bruxelles.
En 1963, il est nommé Archevêque orthodoxe de San Francisco. Il y trouve un diocèse souffrant de grandes divisions, à l'image de ce qu'il avait connu à Shanghai. Calomnié par des fidèles hostiles, il endure tout avec patience. Il fonde la cathédrale de la Sainte-Vierge de San Francisco en 1961.
Il meurt le , à l'âge de 70 ans.
Il est canonisé en 1994 par le Synode de l’Église russe hors-frontières et ses reliques incorrompues sont transférées dans la cathédrale de l’Église russe hors-frontières de San Francisco.
Œuvre
- Saint Jean Maximovitch, La vénération de la Mère de Dieu dans l'Église orthodoxe, L'Âge d'homme, La lumière du Thabor.