Jean d'Antras de Samazan
From Wikipedia, the free encyclopedia
Jean d’Antras de Samazan (1545 – après 1615) est un militaire français du XVIᵉ siècle, connu pour son rôle dans les guerres de religion et pour avoir été gouverneur de Marciac dans le Gers. Il est cité comme un exemple de cadet de famille ayant choisi de se faire un nom dans le métier des armes.
Jean d’Antras naît en 1545 de Sans d’Antras et de Serène de Canet, selon certaines sources[1], bien que d’autres mentions indiquent 1548 et des parents nommés Antras du Ponton et Clarmontine de La Violette.
Il commence ses études au collège des Jésuites d’Auch, mais les interrompt pour s’engager dans les guerres de religion. À quinze ans, il vend ses biens pour acheter un cheval et se rendre à Toulouse, puis à Narbonne, où il s’offre au gouverneur M. de Fourquevaux et s’enrôle immédiatement dans les troupes royales.
Carrière militaire
Jean d’Antras participe à de nombreuses batailles et sièges pendant les guerres de religion en France. Parmi les plus notables :
- Bataille de Jarnac () – un désastre pour les réformés
- Bataille de Moncontour (1569) – où la moitié de l’armée réformée est détruite
Il assiste également aux sièges de Poitiers, La Rochelle, Saint-Jean-d’Angély, Sainte-Bazeille, Rabastens et Mirande, jouant souvent un rôle prépondérant et exposé. Sa vaillance lui vaut de nombreuses blessures et l’honneur d’être fait chevalier sur le théâtre de ses exploits.
En 1572, il est nommé gouverneur de Marciac et chargé de la garde de Beaumarchès. Il est reconnu pour sa bienveillance envers les habitants et pour son dévouement au service du roi, cherchant à protéger la ville des attaques des huguenots.
Vie personnelle
Le , Jean d’Antras épouse Françoise de la Violette, héritière et dame de Cornac. Ce mariage aura comme témoins Antoine de Rivière, vicomte de Labatut, sénéchal de Bigorre, son tuteur; André-Georges de Baudéan, seigneur de Clermont, son oncle maternel; Henri de Rivière, seigneur de Lengros; Thomas de Batac, son cousin germain; et Bertrand de La Violette, seigneur de Cassagnau, son proche parent. Le couple a un nombre important d’enfants, estimé à dix-huit, dont neuf seraient morts en bas âge.