Jean d'Aucy

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Jean d'Aucy
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Ordre religieux

Jean d'Aucy est un franciscain de l'Observance, présent au couvent des cordeliers de Nancy de la fin des années 1530 au moins jusqu’à sa mort, survenue en 1566. On lui doit deux généalogies princières sous forme d’épitomés.

Marque de Jean d'Aucy (page de gauche)

Jean d’Aucy était probablement lorrain. D’une part, certains religieux de son ordre l’ont affirmé[1] ; d’autre part, quand il évoque la Lorraine, il dit machinalement « notre Lorraine » ou « notre duché »[2]. Son nom, sous diverses graphies, était courant en Bourgogne, en Champagne et dans le Toulois. Il pourrait être originaire du Bassigny, où était implantée une noble famille d’Aucy, qui tenait de nombreux fiefs et occupait des charges importantes[3]. Dans ce cas, il aurait sans doute prononcé ses vœux au couvent de Neufchâteau, qui était, comme celui de Nancy, tenu par les observantins[4].

Jean d’Aucy n’a apparemment pas exercé de responsabilités au sein de son ordre. Il fut seulement vicaire de son couvent en l’absence du gardien. C’était notamment le cas en , lorsqu’il fut amené à veiller la défunte duchesse de Lorraine[5]. Le nécrologe de son couvent le présente comme « prédicateur et confesseur » en cour ducale, et signale qu’il fut toute sa vie « historiographe des très illustres ducs et princes de Lorraine »[6]. Dès les années 1540, il correspondait avec l’archidiacre de Verdun Richard de Wassebourg, qui travaillait à ses Antiquités de la Gaule Belgique[7]. En 1547, le héraut d’armes Émond du Boullay, qui se consacrait lui aussi à des recherches historiques, dit avoir trouvé conseil auprès de Jean d’Aucy, « pour un homme de son ordre suffisamment expert ès antiquités des pays »[8].

Au début des années 1550, Jean d’Aucy s’est appliqué, sur commande, à la rédaction de deux épitomés : le premier, sur la succession des comtes de Boulogne, était destiné à Catherine de Médicis, héritière par sa mère de la maison de Boulogne ; le second, sur les gestes des ducs de Lorraine, devait contribuer à l’éducation du jeune duc Charles III, élevé à la cour de France. Au cours de l’année 1557, Jean d’Aucy est allé lui-même à Paris remettre ses épitomés à leurs destinataires respectifs[9].

En , il fit un séjour aux bains de Plombières « pour le recouvrement de sa santé »[10]. Le nécrologe de son couvent fixe sa mort, survenue à un « âge vénérable », au suivant.

Ses écrits

Notes et références

Voir aussi

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