Jeanne d'Arc (film, 1999)

film franco-tchèque de Luc Besson, sorti en 1999 From Wikipedia, the free encyclopedia

Jeanne d'Arc ou La Messagère : L'Histoire de Jeanne d'Arc au Québec est un film historique franco-tchèque écrit et réalisé par Luc Besson, sorti en 1999.

Titre québécois La Messagère : L'Histoire de Jeanne d'Arc
Réalisation Luc Besson
Scénario Luc Besson
Andrew Birkin
Musique Éric Serra
Faits en bref Titre québécois, Réalisation ...
Jeanne d'Arc
Description de cette image, également commentée ci-après
Maquette du fort des Tourelles du siège d'Orléans.
Titre québécois La Messagère : L'Histoire de Jeanne d'Arc
Réalisation Luc Besson
Scénario Luc Besson
Andrew Birkin
Musique Éric Serra
Acteurs principaux Milla Jovovich
John Malkovich
Faye Dunaway
Vincent Cassel
Dustin Hoffman
Sociétés de production Gaumont
Leeloo Productions
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de la Tchéquie République tchèque
Genre Biopic, drame, historique, guerre
Durée 158 minutes
Sortie 1999

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Synopsis

La jeune Jeanne d'Arc est une enfant pieuse, dévote, aimée et heureuse dans le petit village de Domrémy du duché de Lorraine jusqu'à ce qu'un détachement de soldats anglais pille, massacre et brûle le village et les villageois. La sœur adorée de Jeanne la cache dans un placard et lui fait un rempart de son corps. Jeanne est alors le témoin horrifié, tétanisé, impuissant et traumatisé à vie du massacre de cette sœur qu'elle adore, éventrée d'un coup d'épée puis violée contre la porte du placard par un soldat anglais aviné sous le regard de ses complices attablés. Un dégoût viscéral des Anglais s'installe alors dans son âme. Elle peine à donner un sens et à faire la part des choses entre cette épreuve traumatisante, son imagination fertile, sa conscience, ses discours intérieurs, ses pulsions de vengeance, son amour de Dieu et des hommes, les messages de la Bible et ses visions. Tout la convainc que Dieu la charge de chasser les Anglais hors de France et de faire sacrer le dauphin Charles VII roi de France en la cathédrale de Reims.

Sa détermination communicative suffit à galvaniser les armées et les seigneurs vassaux du roi de France et à bouter les Anglais hors de France. La maison capétienne de Valois profite de la notoriété de Jeanne d'Arc pour légitimer de façon divine le sacre du dauphin Charles VII, unifier la France et se débarrasser des Anglais, avant d'abandonner cette héroïne devenue embarrassante. Elle est laissée aux Bourguignons qui la jugent hérétique puis la vendent aux Anglais.

Commence alors le procès. Jeanne d’Arc est seule et doute de certains épisodes de sa vie : sont-ils des coïncidences hasardeuses qu'elle a confondues avec des signes de Dieu ? Les Anglais la brûlent vive le en la place publique du Vieux-Marché à Rouen.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

Distribution

Production

Genèse et développement

Le projet est initialement développé par la réalisatrice Kathryn Bigelow, qui menait des recherches depuis des années et travaillait sur un scénario avec Jay Cocks. Le film avait alors pour titre Company of Angels. Luc Besson s'était associé au projet en tant que producteur exécutif et avait droit de regard quant au casting du rôle principal. C'est au terme d'un conflit à ce sujet que Besson, qui souhaitait imposer Milla Jovovich pour jouer Jeanne, reprit le projet et le scénario à son compte pour réaliser son propre film. Bigelow intenta un procès contre Besson et l'affaire se résolut à l'amiable[5].

Comme ses trois précédents films, Luc Besson choisit de faire de l'anglais la langue principale de son film car, selon lui, « en 1431, Paris est sous domination anglaise depuis 80 ans, les Parisiens parlaient anglais depuis trois générations, comme la moitié de la France. Quant à Jeanne, elle parle un patois lorrain. Donc, sur ce film précisément, je trouve que la bataille de la langue est une absurdité totale. Ce qui est important, c'est qu'on puisse comprendre le film et comprendre son émotion, sa force[6]. » . Historiquement, il a pourtant tort : Paris n'a été aux mains des Bourguignons et de leurs alliés anglais que de 1420 à 1436 tandis que le français était couramment utilisé (notamment comme langue officielle) en Angleterre sous les dynasties normandes et Plantagenêt jusqu'au XIVe siècle.

Attribution des rôles

Luc Besson retrouve Milla Jovovich, sa compagne de l'époque, qu'il avait dirigée dans son film précédent Le Cinquième Élément. Quant à Tchéky Karyo, il avait déjà tourné dans Nikita, sorti en 1990.

Tournage

Le tournage a eu lieu entre la Dordogne, Sées dans l'Orne et la République tchèque (Bruntál, Egra et son château, Razova, Žebrák, Točník, château de Pernštejn, Kutná Hora et notamment son église Sainte-Barbe de Kutná Hora, Křivoklát)[7],[8]. Après la première semaine, un cascadeur tchèque mourut lors d'un accident sur le plateau, ce qui affecta grandement l'ambiance du tournage[5].

Le château de Beynac en Dordogne a servi, en partie, de décor pour ce film. La scène du couronnement du roi de France à la cathédrale Notre-Dame de Reims a été tournée dans la cathédrale Notre-Dame de Sées dans l'Orne. Dans l'Orne, l'équipe tourne également à La Trinité-des-Laitiers (notamment dans la propre propriété de Luc Besson), à Gacé ou encore à Cisai-Saint-Aubin[9].

Jan Kounen et Mathieu Kassovitz, partenaires de Luc Besson sur la société B12K, ont assisté au tournage du film et ont contribué au tournage des scènes de bataille[6] et quelques plans à l'intérieur de la cathédrale lors du sacre.

Musique

Faits en bref Sortie, Durée ...
Joan of Arc
Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale d’Éric Serra
Sortie
Durée 64:15[10]
Genre musique de film
Compositeur Éric Serra
Label Sony Music Entertainment
Critique

Albums d’Éric Serra

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La musique du film est composée par Éric Serra, qui signe ici sa 8e collaboration avec Luc Besson, après L'Avant-dernier (1981), Le Dernier Combat (1983), Subway (1985), Le Grand Bleu (1988), Nikita (1990), Atlantis (1991), Léon (1994) et Le Cinquième Élément (1997). La plupart des titres sont interprétés par l'Orchestre symphonique de Londres et Metro Voices.

Davantage d’informations Liste des titres, No ...
Liste des titres
NoTitreAuteurDurée
1.Talk to Him2:31
2.A Sword in a Field0:49
3.Joan and the Wolves1:17
4.Burying Our Children1:31
5.No Amen1:54
6.At One With You1:11
7.Chinon1:06
8.Yolande1:39
9.The Messenger of God2:45
10.Find Him1:21
11.Secrets of a Strange Wind4:53
12.To the King of England1:34
13.Sent By God0:59
14.Procession to Orleans1:32
15.Recrossing the River2:16
16.The Tourelles4:12
17.La Hire's Lucky Charm1:51
18.To Arms5:59
19.Armaturam Dei3:19
20.The Miracle of Orleans2:00
21.Rex Coronatur2:50
22.TrialSébastien Cortella & Éric Serra3:37
23.Anger and Confession2:05
24.Answer Me1:15
25.The Repentance2:51
26.Angelus in Medio Igneous2:16
27.My Heart Calling (interprété par Éric Serra featuring Noa)4:23
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Accueil

Accueil critique

En France, le film totalise une note moyenne 3,7/5 pour 15 critiques de presse recensées[11]. Lors de sa sortie en France, le film divise les critiques entre ceux qui loue le film et les autres qui lui reproche une forme de fantasme[12],[13].

Critique presse

Côté critique positive, Gwen Douguet écrit dans Le Figaroscope que Luc Besson « s'est amusé à jouer avec l'Histoire, sans trop la brusquer, l'a filmée avec un regard affûté, avec perspicacité, souvent maestria. Gonflé Luc ! Talentueux aussi »[11]. La critique du Parisien souligne la « beauté fascinante de Milla Jovovich » en précisant que « la Jeanne d'Arc de Luc Besson ne manque ni de vérité, ni d'aplomb, ni de modernité »[11]. Didier Péron de Libération pense que c'est un « film étrangement perspicace sur le désir déçu dans son excès »[14]. Dans Première, Jean-Yves Katelan trouve que « Besson paraît ici plus mûr »[15] alors que L'Obs souligne une « mise en scène énergique »[11]. Le Monde parle d'un film au récit récit à la fois dynamique et complexe[16].

Du côté des critiques négatives, on retrouve celle du site Chronic'art, dans laquelle on peut notamment lire « Même s'il tente de pomper Braveheart de Mel Gibson, Besson ne fait rien d'autre que du Disney »[17]. Sur Fluctuat.net, Jonathan Lecarpentier pense que Luc Besson « est passé complètement à côté de son sujet qui semblait pourtant (au vu de la dernière partie) prometteur »[11].Télérama trouve le film long et plutôt ennuyeux, malgré son côté ludique et souligne que l'épopée montrée à l'écran est en grande partie inventée pour les besoins du scénario[18]. Les Inrockuptibles parle d'un film visuellement faible avec une mise en scène rudimentaire faisant fi de l'historicité[19]. RCF Radio reproche au film de se présenter comme historique alors que beaucoup de séquences, mal filmées, ont été inventées[20]. Bien que Variety loue des scènes d'actions épiques, elle n'apprécie pas le jeu de Milla Jovovich[21].

Abus de Ciné nuance sa critique en analysant le film comme une œuvre charnière de la filmographie de Besson[22] de même que Le Soir[23].

Box-office

Davantage d’informations Pays ou région, Box-office ...
Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
14 276 317 $[24] [25] 5[25]
Monde reste du monde 52 700 000 $[24]
Drapeau de la France France 2 991 860 entrées[26] [27] 10[27]
Monde Total mondial 66 976 317 $[24] - -
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Distinctions

Source : Internet Movie Database[28]

Récompenses

Nominations

Notes et références

Voir aussi

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