Joël Devillet
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Violé par un prêtre (d) |
Joël Devillet, né à Arlon le , est un homme belge victime d'un prêtre pédophile à partir de ses 14 ans, entre 1987 et 1991. Il est un des premiers à attirer l’attention sur les violences sexuelles au sein de l’Église catholique belge avec la publication en 2009 de son ouvrage intitulé Violé par un prêtre.
Joël Devillet, né à Arlon le , a grandi à Aubange, une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, dans la province de Luxembourg. Il habite depuis 2000 à Bruxelles où il est aide-soignant[1].
En 1987, Joël Devillet, âgé de 14 ans, est servant de messe au sein de la paroisse d’Aubange. Il est agressé sexuellement pendant 4 années par l’abbé Gilbert Hubermont jusqu’à l'âge de ses 18 ans en 1991[2],[3]. Sans avoir dénoncé ces agressions, Joël Devillet rentre, en 1994, au séminaire. Pendant la première année de celui-ci, il indique ces abus à son « directeur spirituel » le chanoine Jean Léonard, le frère d’André Léonard, évêque de Namur-Luxembourg à l’époque. Une procédure est alors engagée devant le tribunal ecclésiastique à l'encontre de Gilbert Hubermont[4]. Joël Devillet est ensuite renvoyé du séminaire de Namur[5].
Déplacé dans une autre paroisse Gilbert Hubermont récidive dans la région de Namur[6],[7], à Flawinne. Pour ces derniers faits, dont une plainte remonte à 2007, il est condamné, en 2012, à dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir abusé de garçons mineurs, sans que le tribunal ne soit informé des précédentes agressions à l'encontre de Joël Devillet[8]. Gilbert Hubermont sera condamné une nouvelle fois en pour avoir abusé d'un jeune homme, il était cette fois-ci éducateur dans un centre d'hébergement[9].
Avec son récit autobiographique Violé par un prêtre, publié en 2009, il est une des premières victimes à attirer l’attention sur les violences sexuelles au sein de l’Église belge[10].
Après 15 ans de procédures judiciaires, le prêtre est reconnu coupable d'agressions sexuelles sur mineur en 2011 et doit verser 70 000 euros à Joël Devillet. Ce dernier indique : « Je suis soulagé qu'il y ait enfin une reconnaissance de sa culpabilité, mais je ne l'ai pas attaqué en justice pour l'argent, mais pour que tout le monde sache et que lui reconnaisse ce qu'il a fait »[11].
Puis, Joël Devillet engage une procédure à l'encontre d'André Léonard , qui était l’évêque du diocèse de Namur à l’époque des faits, lui reprochant de ne pas être intervenu alors qu'il était informé des agressions à son encontre. Il considère aussi que l'Église belge l'a manipulé afin de dépasser le délai de prescription de son affaire et rendre ainsi impossible tout recours judiciaire[10]. Il affirme qu'André Léonard lui a proposé à plusieurs reprises de l'argent pour qu'il se taise et ne parle plus à la presse, il a toujours refusé[7]. En , André Léonard est condamné à 10 000 € d'indemnisation « pour avoir fait preuve de passivité » dans cette affaire de pédophilie concernant Joël Devillet[12],[2]. André Léonard renonce alors à se pourvoir en cassation contre l’arrêt prononcé par la cour d'appel de Liège [13].
Joël Devillet a témoigné à plusieurs reprises des agressions sexuelles subies, en particulier devant la commission d’enquête parlementaire et le Conseil supérieur de la Justice[14]. En , CathoBel, média de l'Église catholique en Belgique francophone, publie une lettre de Joël Devillet adressée au Pape François à l'occasion de sa venue en Belgique[15]. Toutefois, lors de cette visite, Joël Devillet n'est pas convié à rencontrer le pape[6]. Depuis le , Joël Devillet a abandonné la foi catholique par débaptisation et apostasie[16].