Jo-ha-kyū
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Jo-ha-kyū (序破急, « introduction, développement, conclusion ») est un concept de la musique, des arts scéniques et de l’esthétique japonais provenant de la musique de la cour gagaku (apparue au VIIIe siècle) et théorisé dans ses Traités par le dramaturge Zeami. Il a été appliqué dans de nombreux arts, comme la danse bugaku, le théâtre nô, la poésie renga, les arts martiaux, ou encore la cérémonie du thé.
Il s’agit de définir le rythme et les changements de rythmes d’une représentation de façon ternaire : 1- introduction lente (jo), 2 - développement avec accélération (ha), 3 - conclusion rapide (kyū), le tempo et l’intensité allant crescendo jusqu’au final. Le développement central (ha) introduit généralement une rupture ; lui-même divisé en trois, il obéit aux mêmes règles (ha1 (jo), ha 2 (ha), ha3 (kyū) ; il prépare au dénouement (kyū).
Le jo-ha-kyū peut être appliqué pour la structure d’une pièce ou d’un programme, mais aussi de façon moins tangible dans la structure d’un acte, d’une scène, d’une section, d’un geste…