Ziegler, non marié et sans enfants, s'engage à ce que l'électorat de Saxe y entretienne une communauté luthérienne-évangélique de douze demoiselles de la noblesse pauvre (Frauenstift), sous la férule d'une sorte d' «abbesse» ou patronne protestante. Elle avait pour but d'entretenir ses membres conformément à leur rang et de fournir l'instruction et la formation appropriées des jeunes demoiselles.
Lorsque la Haute-Lusace est divisée en 1815, par la décision du congrès de Vienne, la rivière Wittig marque la frontière entre le royaume de Saxe (ancienne alliée de Napoléon) et la Prusse. Ainsi, alors que le château demeure en Saxe, le village de Radmeritz et la plupart de ses terres et domaines se trouvent désormais en Prusse. Frédéric-Auguste Ier de Saxe pouvait assurer la pérennité de la fondation luthérienne qui est gérée conjointement par les deux royaumes, malgré des difficultés réglementaires qui mirent plusieurs années à être résolues. Une partie du château sert aussi d'école pendant la Seconde Guerre mondiale et d'abri aux enfants évacués de Hambourg.
À l'issue de la guerre et la démarcation de la ligne Oder-Neisse en 1945, les demoiselles de la communauté sont expulsées et le château connaît une lente dégradation. Il est racheté en 2003 par un investisseur polonais pour être transformé en hôtel. Les travaux se poursuivent.