En , Luis Nell fait partie du groupe organisateur du MNRT qui participe au braquage du Policlínico Bancario, à Buenos Aires. Après une courte expérience militante en Uruguay[2], où le président Jorge Pacheco Areco a décrété l'état d'urgence en 1968 et réprime durement l'opposition politique, José Luis Nell intègre brièvement les FAL (Fuerzas Armadas de Liberación) avant de rejoindre les Montoneros[2].
Le , alors qu'il tentait d'accrocher une banderole des Montoneros sur la tribune montée pour fêter l'arrivée du retour du général Juan Perón, il est blessé par balles par des snipers: la fête espérée du peuple péroniste n'eut jamais lieu, remplacé par les tragiques événements du massacre d'Ezeiza, tandis que José Luis Nell fut paralysé des jambes à cause de cette blessure[1]. Il se suicida en , ne comprenant pas la tournure des événements et les conflits au sein du mouvement péroniste, ne pouvant non plus supporter sa paralysie, et regrettant sans cesse, disait-il à sa sœur, les morts du braquage de 1963[1].