Joseph de Lordoné d’Esparon est né le , à Aix-en-Provence, paroisse du Saint-Esprit. Il est le fils de Louis-François-Antoine Honoré (alias Louis-Antoine), Conseiller en la Chambre des Comptes, Aides et Finances de Provence (12-12-1750), seigneur d’Esparron-de-Pallières, et de Madeleine-Thérèse Allègre. Il épousa à Aix-en-Provence, le , Françoise-Pauline de Bonnety, fille de François, trésorier du corps de la noblesse de Provence, et de Madeleine de Rancurel.
Il fut reçu le [2] Conseiller au Parlement de Provence, en la charge de Jean-Joseph de Laugier Beaurecueil[3].
Le sort de Lordonné a probablement basculé le quand l’Assemblée nationale décréta la réformation générale de l’ordre judiciaire. On l’envoya à Paris deux jours plus tard, avec Arbaud de Jouques, rendre compte aux ministres de la situation de la Provence et des évènements du et du à Aix[4]; aussi fut-il soupçonné d’incriminer en haut lieu Caraman, Mirabeau et le tiers état[4].
On ne connait pas les circonstances de sa mort survenue en , deux semaines après le décret de suppression des Parlements du , et une semaine avant le fameux discours de Pascalis.
1 2 Georges Guibal, Mirabeau et la Provence, Paris, Albert Fontemoing, libraire, (lire en ligne), Livre III: La période électorale de 1789 en Provence, chap.II («Élections et émeutes»), p.377