Othenin d'Haussonville
historien et homme politique français
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Joseph Othenin Bernard de Cléron, comte d'Haussonville, né à le à Paris 1er et mort le à Paris 7e[1], est un historien et homme politique français.
| Sénateur inamovible | |
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| Fauteuil 22 de l'Académie française | |
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| Membre de la Chambre des députés Septième législature de la monarchie de Juillet (d) Seine-et-Marne | |
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| Membre de la Chambre des députés Sixième législature de la monarchie de Juillet (d) Seine-et-Marne | |
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| Comte |
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Cimetière de Gurcy-le-Châtel (d) |
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| Enfant | |
| Parentèle |
Pauline d'Harcourt (belle-fille) |
| Membre de | |
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| Distinction |
Jules Michelet, sa vie et ses œuvres (d) |
Biographie
Fils de Charles Louis d'Haussonville, chambellan de Napoléon Ier, pair de France et de Jeanne Marie Falcoz de La Blache, Joseph Othenin d'Haussonville entre très jeune dans la carrière diplomatique et est en poste comme secrétaire d'ambassade à Bruxelles, Turin et Naples.
Ses parents veulent d'abord le faire élever à la maison mais Joseph d'Haussonville rapporte qu'à 12 ans, il a déjà épuisé deux précepteurs, dont un s'y est repris à deux fois. Il est placé au collège et suit les cours de Louis-le-Grand. En 1827, il devient bachelier ès lettres et commence des études de droit.
Le , il est nommé attaché à l'Ambassade de France à Rome auprès de François-René de Chateaubriand. Chateaubriand démissionne de son poste en lors de la constitution du ministère Polignac. Après la révolution de 1830, il fait partie de l'ambassade de France à Londres de Talleyrand.
Il est conseiller général de Seine-et-Marne pour le canton de Donnemarie-Dontilly, où se trouve son domaine de Gurcy-le-Châtel (du -). Il quitte la carrière diplomatique pour entrer dans la politique en étant élu le député par le 4e collège de Seine-et-Marne (Provins)[2]. Il est réélu le [3].
À la chambre, il fait constamment partie de la majorité ministérielle et prononce d'importants discours sur le droit de visite, l'enquête électorale, le scrutin public et le scrutin secret, les chemins de fer de Lyon, le budget. Il est l'auteur d'une proposition de loi sur les conditions d'admission et d'avancement dans les emplois publics, le rapporteur d'un projet de crédit destiné aux travailleurs libres dans les colonies, présente et soutient des pétitions de protestants demandant le libre exercice de leur culte.
Comme son beau-père, il rentre dans la vie privée à la chute de la monarchie de Juillet, en 1848. Sous le Second Empire, il fait partie de l'opposition orléaniste et y joue un rôle très actif, publiant à Bruxelles un journal d'opposition, Le Bulletin français. Le , sa mère meurt : il est son seul héritier.
En 1863, il soutient activement la candidature de Lucien-Anatole Prévost-Paradol à l'Académie française. Ses ouvrages historiques lui valent d'être lui-même élu le au 22e fauteuil de l'Académie française. Il y succède à Jean-Pons-Guillaume Viennet et est reçu par Saint-Marc Girardin le . Notoirement orléaniste, il est dispensé de la visite d'agrément à Napoléon III.
Il reste à Paris pendant le siège de 1870-1871 et laisse un récit de cet événement. Après la guerre de 1870, il fonde et préside l'Association des Alsaciens-Lorrains, formée pour aider les habitants de l'Alsace-Lorraine qui ont choisi de conserver la nationalité française à s'établir en Algérie[4]. En 1871, il est candidat aux élections législatives complémentaires du sur la liste de l'Union parisienne de la presse, mais il n'est pas élu.
En 1876, il devient propriétaire du château de Coppet, en Suisse[5].
En 1878, il est nommé sénateur inamovible et le reste jusqu'à sa mort[6]. Au Sénat, il s'allie avec le centre droit pour défendre les congrégations religieuses.
Distinction
Officier de la Légion d'honneur (27 février 1840).
Mariage et descendance
Il épouse en 1836 Louise-Albertine de Broglie (château de Coppet, - Paris 7e, ), fille de Victor de Broglie, 3e duc de Broglie, pair de France, ministre puis président du conseil sous Louis-Philippe, membre de l'Académie française, et d'Albertine de Staël-Holstein. Elle est la petite-fille de Germaine de Staël. Son portrait a été peint par Ingres. Ils ont trois enfants :
- Bernard de Cléron d'Haussonville (Paris, - Paris, ) ;
- Mathilde de Cléron d'Haussonville, chanoinesse, sans alliance (château de Coppet, - Paris 6e, ) ;
- Othenin Paul-Gabriel de Cléron d'Haussonville, député de Seine-et-Marne, membre de l'Académie française (Gurcy-le-Châtel, - Paris 7e, ), marié à Paris le avec Pauline d'Harcourt (1846-1922), dont quatre filles.
À Paris, ils habitaient l'hôtel de Broglie, 35, rue Saint-Dominique, qu'ils font réaménager par Gabriel-Hippolyte Destailleur en 1865.
Le , son épouse meurt et, le , il se sépare de l'hôtel de Broglie. Il s'installe dans un autre hôtel, 9 rue Las-Cases, avec son fils Paul et sa femme. Il y meurt le [7]. Il est inhumé au cimetière de Gurcy-le-Châtel (77)[8].
Publications
- Histoire de la politique extérieure du gouvernement français : 1830-1848, Paris, Michel-Lévy frères, , 314 & 428, 2 vol.in-8º (lire en ligne).
- Histoire de la réunion de la Lorraine à la France, Paris, Michel-Lévy frères, 1854-1859, 4 vol.in-8º (lire en ligne).
- L'Église romaine et le Premier Empire, 1800-1814 : avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédites, Paris, Michel-Lévy frères, 1868-1869, 5 vol.in-8º (lire en ligne).
- La France et la Prusse devant l'Europe, Bruxelles, J. Rozez, , 42 p., in-8º (lire en ligne sur Gallica)Dans cet ouvrage, l'auteur dénonce avec vigueur le traitement de la France par la Prusse. La vente en fut interdite en Belgique à la requête du Kaiser Guillaume II.
- Mon journal pendant la guerre (1870-1871) (Publié par son fils.), Paris, Calmann Lévy, , 415 p., in-8º (lire en ligne sur Gallica).
- Ma jeunesse, 1814-1830, souvenirs (Publié par son fils.), Paris, Calmann Lévy, , 342 p., in-8º (lire en ligne sur Gallica).