Jour de l'honneur

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Le Jour de l'honneur en 1998.
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Le Jour de l'honneur (en hongrois : Becsület napja) est un rassemblement néonazi organisé annuellement à Budapest aux alentours du , honorant les soldats allemands de la Waffen-SS et les troupes hongroises qui tentèrent de rompre le siège soviétique du château de Buda lors de la bataille de Budapest en 1945. Il est devenu le deuxième plus grand rassemblement néonazi d'Europe.

Introduit en 1997 par la Ligne de front national hongrois, puis repris par Blood and Honour en 2003, il attire des milliers de participants, dont de nombreux groupes d'extrême droite hongrois et étrangers.

Malgré plusieurs tentatives d'interdiction par les autorités, le rassemblement bénéficie d'une couverture médiatique favorable dans les médias contrôlés par le gouvernement et a reçu des subventions publiques. En 2023, une forte répression vise les contre-manifestants antifascistes, notamment à travers des mandats d'arrêt européens.

Le Jour de l'honneur est organisé chaque année à Budapest vers le pour honorer les soldats de la Waffen-SS allemande et des troupes hongroises qui tentèrent de rompre le siège de l'Armée rouge autour du château de Buda lors de la bataille de Budapest en 1945[1],[2].

Introduit en 1997 par la Ligne de front national hongrois, la première édition de ce rassemblement mobilise 150 participants. Il est ensuite repris par Blood and Honour dès 2003. Cette commémoration devient le deuxième plus grand rassemblement néonazi d'Europe et attire des milliers de personnes, dont des leaders néonazis européens[1]. Malgré l'interdiction de Blood and Honour en Hongrie en 2004, ses symboles et son idéologie restent très présents lors de la cérémonie[2].

Depuis 2005, le Fidesz organise également des cérémonies officielles via la municipalité du 1er arrondissement de Budapest[1].

En 2020, l'événement est organisé par le groupe d'extrême droite violent Légió Hungária (hu)[3]. Une contre-manifestation antifasciste rassemble pour la première fois plus de participants que l'événement néonazi[4].

Déroulement de l'événement

L'événement se déroule principalement sur la Hősök tere[2] et inclut un rassemblement au parc Városmajor, lieu d'un massacre perpétré par les Croix fléchées contre des Juifs en [4], ainsi qu'une marche nocturne de 60 kilomètres suivant le parcours des soldats SS et hongrois[4],[5].

Participants

Membres des Hungaria Skins lors de la première édition du Jour de l'honneur.

Divers groupes d'extrême droite hongrois comme Pax Hungarica[2], le Jobbik[2], et le Mouvement de jeunesse des 64 comtés[6] participent également à cet événement, ainsi que de nombreux néonazis étrangers, comme Die Rechte[3],[7], Der III. Weg[4], le Mouvement de résistance nordique[4],[7] et la branche serbe de Blood and Honour[7].

De nombreux participants portent des uniformes d'époque, notamment ceux de la Wehrmacht et des unités SS, équipés d'accessoires militaires authentiques ou reproduits, tandis que d'autres y participent en tenue civile[5].

Certains participants n'ont pas d'affiliation idéologique revendiquée[5].

Rapports avec les autorités

Viktor Orbán.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Viktor Orbán en 2010, cette commémoration reçoit une couverture médiatique favorable dans les médias contrôlés par le gouvernement, qui présentent les forces de l'Axe comme des « défenseurs héroïques de l'Europe »[4]. Orbán tente en 2018 d'empêcher la tenue du rassemblement néonazi conformément à une promesse faite au président de la Fédération des Communautés juives de Hongrie, sans toutefois y parvenir[6].

En 2022, la police hongroise interdit la commémoration annuelle du Jour de l'honneur, citant la présence probable de groupes extrémistes susceptibles de troubler l'ordre public et de promouvoir des idées portant atteinte à la dignité des victimes de la Seconde Guerre mondiale[7]. Elle est cependant autorisée les années suivantes[5].

D'après Le Figaro, Orbán fait preuve d'une tolérance particulière envers cet événement par rapport à d'autres manifestations néonazies interdites. Le quotidien français note par ailleurs que les organisateurs du Jour de l'honneur ont reçu des subventions publiques[5].

Répression des contre-manifestants

Analyse historique

Références

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